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Prolongation enrôlement : Les agents de la CENI veulent voir clair sur leur paiement !
Les membres de centres d’inscription commis à l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs de la première aire opérationnelle sont inquiets au sujet de leur paiement et ce, après l’annonce par les autorités de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), de la prolongation de vingt-cinq jours.
C’est ce que vient de nous affirmer un président d’un centre d’inscription (PCI) de Kinshasa-Kimbanseke, sous le sceau de l’anonymat.
Selon ce président, après un mois de travail, la CENI n’a payé que 30% de rémunération à chaque membre, soit 100$ pour les PCI et 80$ pour les autres membres, à savoir : les préposé à l’identification (PI), les opérateurs de saisie (OPS) et les préposés polyvalents (PP).
A notre rédaction, ce Président du centre d’inscription a fait la déclaration suivante : » Nous sommes très inquiets parce que l’expérience nous démontre quand il y a prolongation, la CENI nous contraint au bénévolat. En 2018, seuls les trois mois prévus dans le calendrier électoral étaient rémunérés, tandis que les vingt et un jours de prolongation étaient du bénévolat « .
Rappelons qu’a travers son communiqué de presse n°005/CENI/2023 du 22 janvier 2023, signé par le rapporteur Patricia Nseya, cette institution d’appui à la démocratie, vient d’accorder vingt-cinq jours de prolongation à l’opération d’inscription des électeurs dans la première aire opérationnelle, qui devrait se clôturer le 23 janvier 2023.
» Après évaluation de cette opération, la CENI par sa décision N°001/CENI/AP/2023 du 22 janvier 2023 accorde une période de récupération de vingt-cinq jours, allant du 24 janvier au 17 février 2023 « , peut-on lire dans ce communiqué.
Deux raisons majeures sont évoquées pour justifier cette prolongation, notamment le fonctionnement irrégulier de certains centres et la nécessité d’accorder la chance à tout congolais remplissant les conditions requises de jouir de sa qualité d’électeur.
Bref, les autorités de la centrale électorale, vu l’inquiétude des MCI pour leur paiement, peuvent communiquer pour éclairer la lanterne de ces gens qui rendent service à la Nation congolaise.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET.
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
