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RDC : L’ANR nettoie la cour présidentielle et évite au pays le pire [Opinion]

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A son arrivée au pouvoir, il y a quasiment 4 ans, le Président Félix Tshisekedi avait promis «d’humaniser» les services de sécurité et de «fermer tous les cachots» non officiels, notamment ceux de l’Agence nationale des renseignements (ANR). Au fil de son mandat et à la lumière des événements l’ayant émaillé, cette promesse ne s’est pas que réalisée. Elle a aussi et surtout mis fin au «régime des hommes forts» et conduit à l’incarcération des personnalités VIP à Makala, la redoutable maison carcérale de Kinshasa.

Tour à tour, ces personnalités, étiquettées «hommes forts» car très proches du Président de la République, ont été déchues grâce notamment aux renseignements congolais: de Vital Kamerhe à Fortuna Biselele, en passant par François Beya.

«Toutes ces personnalités ont été cueillies au terme des enquêtes menées en toute indépendance par l’ANR, soit à sa propre initiative soit sur demande du Président de la République comme ce fût le cas pour Fortuna Biselele après des dénonciations parvenues aux oreilles du Chef de l’État», ont confié des sources sécuritaires.

La procédure laisse en plus transparaître un respect des prérogatives des différentes institutions du pays, matérialisant on ne peut plus encore le «caractère humanitaire» des services de sécurité et des renseignements congolais tel que voulu par le Président Tshisekedi.

Les différentes personnalités cueillies à l’ANR, y ont été détenues le temps d’être entendu en débat contradictoire sur base des renseignements collectés pendant les enquêtes. Par la suite, elles ont été placées à la disposition de la justice pour établir ou non leur culpabilité.

«C’est une preuve irréfutable de l’effectivité de l’état de droit pour lequel l’UDPS, Étienne Tshisekedi et le Président Félix ont milité des années durant. C’est à la justice de décider de la détention, de la culpabilité ou non de toute personne qui fait l’objet d’une interpellation par les forces de défense et de sécurité», ont reconnu certains acteurs de la société civile.

Ils ont en plus épinglé le fait pour ces services de n’avoir plus pour seule cible des opposants du régime.

«Ce qui fut le cas lors des différents régimes qui se sont succédés avant l’avènement de Tshisekedi», a dit, avec un brin de fierté, un jeune homme, la trentaine, membre de l’UDPS, parti présidentiel, se rappelant des arrestations arbitraires et intempestives ainsi que des répressions contre les manifestations de l’opposition.

«L’ANR surtout a été réduite à un service dont l’objectif a été de museler les opposants, les mouvements citoyens et autres défenseurs des droits humains et d’imposer une pensée unique au pays», a-t-il soulevé.

Des enquêtes en amont comme en aval, initiées par l’ANR, ont le grand mérite d’avoir évité le pire au pays, sa sécurité et sa sûreté ayant été durement éprouvées, a confié une source sécuritaire qui se refuse d’adopter une posture de célébration après un travail bien accompli. Rien d’anormal pour une personne qui a fait carrière dans les renseignements et qui s’est habitué à jouer à l’effacé.

Faut-il alors ignorer ou cracher sur ce travail aussi louable ayant délivré le Président de la République d’une infiltration dangereuse pour la survie de la nation? «On ne s’attend pas forcément à la gratitude en accomplissant notre tâche», a dit notre source sécuritaire.

Cependant, dans l’opinion, certains observateurs avertis ont salué le travail de longue haleine abattu par les équipes du très discret Jean-Hervé Mbelu, patron de l’ANR, réputé charismatique et particulièrement rigoureux. Des qualités rarement retrouvées en une seule personne et qui font de lui un homme à part.

Mbelu, selon des sources concordantes (sécuritaires comme judiciaires), a méticuleusement conduit les différentes enquêtes loin de toute interférence et de manière la plus silencieuse qui puisse être.

Les mêmes sources ont rapporté que d’autres enquêtes sont en cours. «Elles visent des anciens et actuels collaborateurs du Chef de l’État», ont-elles précisé, soulignant qu’il n’y aura de «pitié pour personne».

Taupin Kabongo, récemment écarté du cabinet présidentiel, serait dans le viseur des services. Ancien secrétaire particulier du Président Tshisekedi, il se serait rendu coupable des faits infractionnels dans la gestion du projet Tshilejelu dans le Kasaï, soldé par un fiasco.

Par Edmond Izuba/Journaliste-Analyste politique

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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