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Session Extraordinaire de la CDP à Kisantu: L’UDPS change ses stratégies et tactiques, mais jamais ses principes ! (Tribune de Me Elvis Mayo Bieme)
Sessio
Je tiens tout d’abord à signaler ici que c’est dans le cadre de la planification stratégique de l’UDPS qu’il s’est tenu, à Kisantu, dans le Kongo Central, la Session extraordinaire de la Convention Démocratique du Parti, CDP en sigle, du 06 au 07 janvier 2023, dont l’une des résolutions a renforcé les pouvoirs du Secrétaire Général du Parti.
La CDP, cet organe de concertation, s’est appliqué à confier au Secrétaire Général les prérogatives d’engager le Parti auprès des tiers, de le représenter en justice en demande comme en défense, de déposer des listes des candidats auprès de la CENI ; somme toute d’assurer la bonne organisation et fonctionnement du Parti.
Dans la pratique, c’est l’assemblage d’inspiration des membres de la CDP (Parlementaires, ministres, mandataires, membres de la présidence du Parti, présidents des comités fédéraux, Présidents des CDP fédérales, Président de l’Ecole du Parti, Présidente de la ligue des femmes, Président de la Ligue de Jeunes et des personnalités à raison de cinq par province) que cet acte a été posé, comme nous l’avons dit ci-haut, à Kisantu, dans le Kongo – Central ( 6 -7 janvier 2023) dans le dessein de renforcer l’organisation du Parti et de préserver l’équilibre politique au sein de ce parti où il n’y a quasiment pas d’obstacle à la participation de ses membres au débat.
À l’aide de l’instrument statutaire, la CDP, tenant compte de la situation d’urgence occasionnée par la publication du calendrier électoral cycle 2022-2027, a requis cette adaptation rapide et efficace pour plus de flexibilité dans la direction et gestion du Parti.
Après Kisantu, le renforcement des pouvoirs du Secrétaire Général se déploie sur une base classique favorable car, il évite le déséquilibre structurel en plaçant notamment l’Udps à l’abri des dangers avant, pendant et après la période électorale.
Je souligne que l’Udps change ses stratégies et tactiques, mais jamais ses principes !
Me. Elvis Mayo, Directeur de Cabinet du Secrétaire Général du Parti.
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
