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Lettres aux enfants de la RDC : Ces gens d’origine diverse qui ont conduit l’Equipe de Brésil à sa 1ère victoire en 1958 ( Tribune de TONDUANGU Kuezina Daniel)

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Le Brésil est dans l’actualité mondiale depuis deux semaines, avec d’une part, l’unité affichée dans la ville de Santos (Etat de São Paulo) après la disparition de Pelé, et d’autre part les images de désolation montrant une partie de la population qui saccage ce dimanche 8 janvier 2023 dans la ville de Brasilia, les sites qui symbolisent la démocratie de ce pays.

En effet, le monde entier a appris avec stupeur la disparition le jeudi 29 décembre 2022 du Roi Pelé, Edson Arantes do Nascimento (1940-2022). Pour le nouvellement élu ou ré élu président brésilien, monsieur Lula : Pelé a toujours su être Pelé : le meilleur et le plus humble.

Le Président de la Fifa (fédération internationale de football association), Gianni Infantino, est venu spécialement au Brésil pour lui rendre hommage.  « Nous allons demander à tous les pays du monde de baptiser un de leurs stades au nom de Pelé », a-t-il déclaré aux journalistes à Santos. « Nous sommes remplis de tristesse. Pelé est éternel, c’est une icône mondiale de football », a-t-il poursuivi.

Pour cette tribune un détail historique en rapport avec la première victoire brésilienne en 1958, en Suède, a retenu mon attention : l’unité dans la diversité. J’ai voulu le partager avec les enfants de la RDC au moment où un débat ressemblant à la « Congolité » commence à monter en intensité en RDC au début de cette année électorale.

Le Brésil, grand pays sud- américain qui compte actuellement près de 215 millions d’âmes comptaient près de 25 millions d’habitants d’origine très diverse en 1958, année du sacre de cette grande nation de football. La première victoire du Brésil à la coupe du monde en Suède correspond aussi à l’âge d’or du Brésil sur le plan politique et économique.

Qui sont les artisans de la première victoire du Brésil à la coupe du monde ?

En premier lieu le président Juscelino KUBITSCHEK, médecin, officier de police militaire. Il va recruter des personnalités issues de la société civile, notamment deux célèbres avocats d’affaire (João Havelange et Paulo Machado Carvalho) pour leur demander de réorganiser l’encadrement du football brésilien. Son père João César de Oliveira, voyageur de commerce, Brésilien. Sa mère Julia Coelho Kubitschek, une maîtresse d’école d’origine tchèque, se charge de son éducation. C’est pendant le mandat du Président brésilien Juscelino Kubitschek, que sera inauguré le 21 avril 1960 la ville de Brasilia. Pendant la campagne qui l’emmène au pouvoir, il va lancer un slogan fort : « parcourir 50 ans de progrès en 5 ans ».

Jean-Marie Faustin Godefroid de Havelange, plus connu comme João HAVELANGE est né à Rio de Janeiro le 8 mai 1916, mort dans la même ville le 16 aout 2016, est un avocat et dirigeant sportif. Il devint président de la Fifa en 1974, succédant à Stanley Rous (président de la Fifa de 1961 à 1974) ; il reste à ce poste jusqu’en 1998, lorsqu’il est remplacé par Joseph Blatter. Son père est belge, il est né à Liège, il a quitté son pays pour démarrer une nouvelle vie au Brésil. De 1958 à 1973, il est président de la confédération brésilienne des sports et membre de 1955 à 1963 du comité olympique brésilien, membre du comité international olympique.

Le Vice-président de la fédération brésilienne s’appelait Paulo Machado CARVHALO, il était d’origine portugaise. Né à Sao Paulo en 1901, décédé en 1992. Avocat et impresario, il était le chef de la délégation brésilienne à la coupe du monde à Stockholm. Il était considéré comme un des artisans de cette victoire sur le plan organisationnel.

VICENTE FEOLA, l’entraineur de l’équipe championne, né le 20 novembre 1909 et décédé le 20 novembre 1975 à São Paulo était d’origine italienne. Pour mémoire il était aussi coach de l’équipe de 1966. C’est l’entraineur qui va professionnaliser la sélection, il va mettre en place des règles strictes, parmi lesquelles l’interdiction de fumer quand on porte la tenue officielle, de porter un chapeau ou d’être interviewé en dehors du protocole. La sélection sera accompagnée d’un psychologue et d’un dentiste. Un an avant la compétition, Feola avait fait envoyer un observateur pour analyser les matchs de qualification en Europe.

PELE

Le jeune prodige âgé de 17 ans, le joueur le plus jeune dans une phase finale de la coupe du monde, celui qui deviendra le plus grand joueur de tous les temps, la perle noire est d’origine africaine. Joueur aux trois sacres en coupe du monde, meilleur buteur de tous les temps (1283 buts noté dans sa biographie personnelle ; pour la Fifa il aurait disputé 1363 matchs dans sa carrière et inscrit 1281 buts). Son 1000 -ème but a été inscrit le 19 novembre 1969, sur penalty contre Vasco de Gama, dans un stade Maracana en effervescence. Pelé avait alors 29 ans. Il a révolutionné et fait du football un art selon l’attaquant brésilien Neymar. Les amateurs du football de la RDC ont eu l’occasion de le voir au stade Tata Raphaël le 2 juin 1967.

Décédé le 29 décembre 2022 (82 ans), il repose pour l’éternité dans un mausolée érigé dans la nécropole œcuménique de la ville portuaire du sud-est du Brésil.

GARRINCHA

Manoël Francisco dos Santos, dit Mané Garrincha né le 28 octobre 1933 à Magé au Brésil et mort le 20 janvier 1983 (49ans), qui a fait la grande partie de sa carrière dans le club de Botafogo, était d’ascendance indienne. Il est considéré comme l’un des meilleurs footballeurs brésiliens de tous les temps. Il est vainqueur des deux éditions de la coupe du monde, en 1958 et 1962.

GILMAR

Gylmar dos Santos Neves, dit Gilmar né le 22 août 1930 à Santos (Etat de São Paulo) et mort le 25 août 2013 (83 ans). Le gardien des buts de la victoire de 1958, considéré comme l’un des meilleurs gardiens de l’époque était métis. Il a remporté deux éditions de la coupe du monde, en 1958 et 1962.

1958, l’âge d’or du Brésil sur le plan politique et économique

En 1958, la nation brésilienne semble avoir intégrer tous ses enfants. Enfants d’une nation qui occupe la moitié de la superficie de l’Amérique du Sud, enfin débarrassée de son complexe colonial.

Dans un pays qui croit désormais à l’avènement de son âge d’or, le président KUBITSCHEK inaugure le 21 avril 1960, Brasilia, sa nouvelle capitale. C’est sur la place des trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) de la ville de Brasilia que plus tard les prochaines coupes conquises par le Brésil seront fêtées.

Cette grande épopée de l’équipe brésilienne nous permet de dire que dans tout pays ; quel que soit l’origine des uns ou des autres, si le travail collectif avec une communion des cerveaux est de mise, et que l’environnement est propice pour une communication non violente…tout est réuni pour le développement.

Mais malheureusement le visage offert dimanche dernier par les partisans de l’ex Président battu aux élections, Jair Bolsonaro, contre le pouvoir incarné par le président élu Luiz Inacio Lula da Silva montre que la division des peuples ne peut conduire qu’à la ruine des nations.

Compétition des projets pour la reconstruction de la RDC

Le monde étant devenu un village, nous sommes tous au courant de ce qui se passe dans des pays lointains, nous devons tirer des conséquences de la division haineuse des peuples qui ne peut que conduire à la ruine et à la désolation, et à la place promouvoir le travail commun dans l’amour des uns et des autres.

Pour reconstruire la RDC, nous avons besoin d’une compétition des projets pour son développement et non de celle des individus pour leurs intérêts personnels.

TONDUANGU Kuezina Daniel

Rossoy, le 11/01/2023

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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