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Affaire « Immeubles de Mme Nawal » : La Cour d’appel de Gombe refroidit Kinuani et suspend tout déguerpissement !
Ce jeudi, 5 janvier 2023, le droit a été dit. La vraie justice est enfin arrivée, bien que tard. Fini la République de plus forts, l’état de droit prôné par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, devient de plus en plus une réalité. La lumière a enfin éclaté au grand jour dans l’affaire opposant l’homme d’affaires Didace « Didi » Kinuani aux établissements Nawal.
Cette fois, l’erreur a été corrigée, les tergiversations et les sorties médiatiques de l’homme d’affaires congolais n’ont pas influencé la justice.
En effet, Didace Kinuani Kikunda dit Didi Kinuani a été débouté par la Cour d’appel de Gombe/Kinshasa dans l’affaire qui l’oppose à Taleb Karim, liquidateur de la succession de feue Nawal Kdouh.
Quelle que soit la durée de la nuit et sa teneur en ténébrosité, le jour, la lumière donc, finit par paraître.
La lumière de la vérité, pour reprendre les termes de ce pasteur rdcongolais qui convie, chaque jeudi, ses fidèles à prier couchés, a triomphé des artifices et manœuvres de la partie Kinuani orchestrés à la Cour d’appel de Matete.
Pour rappel, le 15 décembre 2022, des huissiers, se fondant sur l’arrêt rendu par la Cour d’appel de Matete dans la cause sous RCA 12.781/36.689 se sont présentés devant les immeubles querellés, en pleine Gombe, sur le boulevard du 30 juin, pour procéder au déguerpissement de ses résidants, en évoquant notamment l’action inscrite sous le RC 123.819/II à la Cour de grande instance de Kinshasa/Gombe contre les Établissements Nawal Kdouh, bien que radiés du Guichet unique de création d’entreprises depuis le 18 mars 2021.
Le ridicule dans cette mésaventure est qu’aucun exploit n’a été envoyé à la succession Nawal.
La justice a donc bien fait, ce 5 janvier 2023, de se dédouaner de cette forfaiture qui n’avait que trop enténèbrer son image de marque. D’autant plus que M. Taleb Karim avait introduit une demande de réouverture des débats pour permettre à la succession de feue Nawal de présenter ses moyens de défense devant la Cour d’appel de Kinshasa/ Gombe.
Cette prétendue exécution totale dudit jugement n’avait été que cavalière et une honte pour notre pays, fait comprendre le conseil de Taleb Karim. « Comment pouvez-vous comprendre, renchérit-il, qu’un juge civil puisse condamner un Établissement Commercial ? Non, c’était de la barbarie que la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe a corrigé pour mettre tout le monde en équilibre », a dit l’avocat.
Parlant de la Cour d’appel de Matete, cet expert en droits des affaires note qu' » Il a été malheureux de constater que ce Tribunal incompétent puisse déguerpir des propriétaires munis des certificats d’enregistrement sans qu’ils n’aient été appelés en procès et ce, sans préavis ni commandement même d’un seul jour! ».
Et de conclure : » C’est du jamais vu dans le monde! ».
Le comportement de Kinuani a été une preuve suffisante d’abus de droit à réprimer sévèrement, fait comprendre ce prof de droit dans plusieurs universités de la place.
« Heureusement, poursuit-il, que la Cour d’appel de Kinshasa /Gombe à défendu l’exécution de ce faux jugement ».
La suspension de l’exécution ne doit être une surprise, soutient le conseil du liquidateur des établissements Nawal.
Comment, explique-t-il, la simple accusation de violation du délai de construction peut entraîner que l’immeuble construit puisse perdu de son constructeur au profit du partenaire qui a apporté le terrain nu ?
Pour lui, l’accusation de violation de délai n’est que pire mensonge, les immeubles étant construits en 30 mois au lieu de 32 mois comme convenu. M Kinuani, conclut le conseil du liquidateur Taleb Karim, a eu tort d’avoir cherché à étouffer l’éclatement de la vérité judiciaire.
Pour la petite histoire, l’homme d’affaires Congolais, Didi Kinuani tente en vain de récupérer les deux immeubles des établissements Nawal situés le long du boulevard du 30 juin à Kinshasa.
Par des manœuvres frauduleuses, Kinuani a pu obtenir un jugement par défaut portant déguerpissement des Établissements NAWAL des immeubles querellés.
Ce jour, ce jugement fantaisiste a été suspendu suite à l’appel interjeté par la succession Nawal à la Cour d’appel de Gombe/ Kinshasa.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
