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Violences sexuelles liées aux conflits : La RDC renforce son arsenal juridique
Le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a promulgué, ce mercredi 28 décembre 22 à Kinshasa, la loi fixant les principes fondamentaux relatifs à la protection et à la réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité en République démocratique du Congo (RDC).
La Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi salue avec une immense joie la promulgation de cette loi qui consacre l’aboutissement d’une étape majeure dans un long processus dans la lutte contre ce fléau des violences sexuelles utilisées comme armes de guerre donnant jadis à la République Démocratique du Congo le qualificatif de la capitale mondiale du viol. Le processus ayant conduit à cette loi a révélé l’engagement de la communauté tant nationale qu’internationale à soutenir les survivants dans leurs combats pour la justice et pour une vie digne et reconstruite.
Cette nouvelle loi, inscrite dans le cadre d’une justice transitionnelle, permet de doter le pays d’un cadre normatif particulièrement adapté pour fixer les principes fondamentaux relatifs à la protection et à la réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des victimes de crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, ainsi que d’un fonds de réparation en faveur desdites victimes.
Désignée « Championne de la prévention de la violence sexuelle liée aux conflits » par les Nations Unies en 2019, la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi a fait de la question des violences sexuelles et celle des violences basées sur le genre sa priorité absolue. C’est ainsi qu’elle a été mandatée par le Président de la République pour conduire le plaidoyer ayant abouti à cette loi, d’abord à travers une table ronde inclusive tenue en octobre 2021 à Kinshasa, réunissant les principaux acteurs de ces questions, notamment les associations des survivants et celles d’aide aux victimes, et ensuite auprès de tous les acteurs représentants les institutions de notre pays afin qu’ils portent cette loi et en fassent une large vulgarisation.
Après plusieurs tentatives échouées dans le passé, il faudrait noter que « Cette loi est le fruit de la détermination de S.E. Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Chef de l’Etat, dans son combat pour la consolidation de la paix, la cohésion nationale et la sécurité de la République Démocratique du Congo. Elle consacre également l’aboutissement du plaidoyer que nous avons porté en son nom, sans relâche, en réunissant tous les acteurs autour de ce beau projet », a dit la Première dame.
En attendant, les prochaines étapes dans la mise en œuvre des dispositions de la loi , la mobilisation de toutes les parties prenantes doit être maintenue pour protéger la population congolaise des violences et atrocités du passé.
« Ce beau projet nous n’avons fait que le porté car il est au peuple, il reflète l’aspiration de chaque congolais et congolaise où qu’il soit dans la recherche de la paix et de la cohésion dans notre pays, d’où la contribution de tous pour sa réussite », dixit la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
RDC : Andy Bemba évoque « La formation plus rapide du gouvernement et la réduction de sa taille » comme l’une des raisons principales de la réforme constitutionnelle
Le débat sur la révision constitutionnelle rebondit dans le paysage politique congolais. Pour Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), la question ne se limite pas à des ajustements techniques : il s’agit de repenser l’efficacité de l’État face aux urgences du pays.
« L’une des raisons pour lesquelles il nous faut revoir notre Constitution, c’est la nécessité d’une formation rapide du gouvernement et d’une réduction de sa taille », déclare-t-il. Selon lui, l’architecture actuelle ralentit la mise en place des équipes gouvernementales et alourdit le fonctionnement de l’exécutif.
Andy Bemba défend l’idée d’un « État plus léger, plus efficace et moins coûteux ». Dans sa logique, une équipe gouvernementale resserrée permettrait de réduire les dépenses de fonctionnement tout en accélérant la prise de décision. « Cela permettrait une meilleure gouvernance et des décisions plus rapides face aux défis du pays », insiste-t-il.
Le leader de Nouvelle Pensée pointe un problème récurrent : les longs délais de formation des gouvernements après les élections ou les remaniements. Ces périodes de transition, dit-il, bloquent l’action publique alors que les besoins en matière d’infrastructures, de sécurité, d’éducation et de santé restent urgents. Un exécutif plus restreint, avec des portefeuilles clairement définis, éviterait selon lui les chevauchements de compétences et les blocages politiques.
Au-delà de la taille, c’est la logique de gestion de l’État qui est visée. Andy Bemba estime qu’un gouvernement pléthorique génère des coûts inutiles qui pèsent sur le budget national sans garantir de meilleurs résultats. « Moins coûteux » ne signifie pas moins ambitieux, précise-t-il, mais plus rationnel dans l’allocation des ressources humaines et financières.
Cette position s’inscrit dans un débat plus large sur la réforme des institutions. Plusieurs acteurs politiques et de la société civile réclament depuis des années une rationalisation de l’appareil d’État pour le rendre plus réactif. Pour Andy Bemba, la Constitution doit encadrer ces changements afin d’éviter que la formation du gouvernement ne devienne un marchandage politique au détriment de l’intérêt général.
L’enjeu, conclut-il, est de donner au pays un exécutif capable d’agir vite et bien selon les besoins de la population. Dans un contexte où les défis économiques et sécuritaires s’accumulent, « La rapidité et l’efficacité ne sont plus un luxe, mais une nécessité ».
La proposition relance la question : la révision constitutionnelle doit-elle se limiter à des aspects politiques ou intégrer une réforme profonde du fonctionnement de l’État?
Blaise ABITA ETAMBE
