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Enrôlement des électeurs : A quelques heures du début des opérations, le flou dans les Centres d’inscription de Matete et Kisenso
A quelques heures du début des opérations d’enrôlement des électeurs, tel que l’indique le calendrier électoral, le déploiement des kits d’enrôlement dans certains centres d’inscription n’est pas encore effectif, notamment dans les communes de Matete et Kisenso.
Les autorités de la Commission Electorale Nationale Indépendante ( CENI) restent muettes et l’on ignore les vraies raisons de ce retard.
La rédaction de CONGOPROFOND. NET a approché plusieurs personnes ayant suivi la formation pour en savoir davantage.
En effet, après avoir suivi cette formation pendant cinq jours, soit du jeudi 15 au lundi 19 décembre 2022, ni les membres des centres d’inscription (MCI), ni la population, ne savent exactement ce qui va se passer le samedi 24 décembre, date prévue pour le début des opérations.
Des sources crédibles nous informent que symboliquement, l’opération d’identification sera lancée dans la commune de la Gombe et se poursuivra dans d’autres communes les jours suivants. D’autres responsables de la Centrale électorale contactés par téléphone ont fait savoir que le déploiement des kits se fera progressivement ce même vendredi jusque dans des heures tardives.
Cependant, certaines personnes ont parlé des cartes d’électeur qui ne seraient pas encore disponibles à Kinshasa.
En ce moment précis, il y a des attroupements dans les antennes de la CENI à travers la ville de Kinshasa, car beaucoup parmi les gens qui ont suivi la formation ne connaissent pas encore leur sort.
Il s’agit précisément des opérateurs de saisie (OPS) et des préposés polyvalents (PP). Quant aux présidents de centres d’inscription (PCI) et leurs adjoints, les préposés à l’inscription (PI), ils connaissent déjà leur sort étant donné qu’ils sont désignés parmi les membres du personnel des écoles qui sont des centres d’inscription (CI).
Notons que du côté des acteurs politiques congolais, des inquiétudes sont émises concernant le délai de 30 jours imparti à cette opération. A la date du 24 décembre 2022, les centres d’inscription qui ne s’ouvriront pas au public, connaîtront du retard par rapport à ce délai.
Pour dissiper ces inquiétudes qui planent à la veille de ces opérations tant attendues, les autorités de la CENI ont intérêt à remettre la pendule à l’heure.
Labamba/ CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
