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Conférence mondiale sur la prévention des violences liées aux conflits: Denise Nyakeru Tshisekedi dénonce une guerre non justifiée du M23 soutenu par le Rwanda sur le sol congolais

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Le monde se retrouve à Londres au Royaume Uni autour du thème : » La prévention des violences sexuelles liées aux conflits ». Pendant deux jours, soit du 28 au 29 novembre, les agences du système des Nations-Unies, partenaires, représentants des gouvernements et autres invités vont échanger sur cette problématique qui affecte les vies, en particulier celles des femmes et filles.

La République Démocratique du Congo est valablement représentée à ces assises d’une sensibilité hors pairs.
Dans son intervention, la Première Dame de la RDC, Denise Nyakeru Tshisekedi, en sa qualité de  Championne globale de la prévention des violences sexuelles liées aux conflits, a saisi cette opportunité pour dénoncer l’agression Rwandaise sur le sol congolais à travers les rebelles du M23. « A présent une guerre injuste est menée contre mon pays, la République démocratique du Congo, par des groupes terroristes soutenus par le Rwanda et cela nous concerne tous. Sa partie orientale est en proie à un cycle répétitif des conflits au cours desquels le viol a été massivement utilisé et continue à être utilisé comme arme de guerre », a-t-elle appuyé.

L’épouse du Chef de l’Etat a, par ailleurs, salué le Cadre de prévention des violences sexuelles élaboré par plusieurs parties prenantes sous le leadership éclairé de Madame Pramila Patten dont l’engagement mais surtout le travail inspire une profonde admiration.

Elle a rappelé que le Cadre de prévention des violences sexuelles liées aux conflits est un document essentiel dont nos Etats devraient s’approprier dans le cadre du renforcement des politiques publiques structurelles et opérationnelles de prévention des cas de violences sexuelles liées aux conflits.

Elle a en outre exprimé le besoin d’un accompagnement des Nations-Unies à l’implémentation de ce Cadre en RDC.

La Première Dame a aussi indiqué que la RDC continue de fournir des efforts considérables pour renforcer son dispositif de prévention des violences sexuelles en temps de conflits. Tout en faisant allusion au lancement de la campagne « Tolérance zéro immédiate » contre les crimes des violences sexuelles et basées sur le genre par le Président de la République Monsieur Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, la signature d’actes d’engagement par les
officiers supérieurs des forces de sécurité et de défense pour une lutte contre les actes répréhensibles au sein de leurs équipes respectives ainsi que la mise en place d’un fonds de réparation.
 » Ces actes sont autant d’initiatives louables à porter au crédit du gouvernement de mon pays », a indiqué Denise Nyakeru.

Elle a déploré le fait que ces multiples efforts peinent à être reconnus à leur juste valeur. « Mon pays, la RDC, enregistre de millions de morts et pleure encore une fois ses filles et ses fils aujourd’hui à cause d’une pratique barbare d’un autre temps, celle d’agression, dont les causes profondes sont liées au besoin d’accaparer nos richesses naturelles et dont les ramifications régionales remontent jusqu’à des sociétés multinationales », a-t-elle renchéri.

Elle a, enfin, réaffirmé son engagement de s’investir davantage dans la prévention des violences sexuelles liées au conflit.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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