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Diplomatie

Conférence « Géopolitiques de Kampala 2022 »: Le défi d’amener les débats internationaux en Afrique !

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Dernière ligne droite vers la Conférence « Géopolitiques de Kampala 2022 ». C’est dans un peu moins d’une semaine que l’Université de Makerere, l’un des partenaires de ladite conférence, abritera du 15 au 16 novembre 2022 les Géopolitiques de Kampala.

Pour cette 5e édition les Géopolitiques de Kampala veut « amèner les débats internationaux » un peu plus près sur le continent africain. Durant 48 heures, 15 panels et près de 80 participants vont débattre sur des questions contemporaines, à savoir : la santé, la sécurité et l’environnement.

Il est prévu au programme des performances culturelles ainsi que des expositions d’œuvres d’art. Il sera notamment question des formations axées sur les medias et le réseautage. La question de l’intégration régionale sera aussi à l’ordre du jour avec la participation de plusieurs citoyens ressortissants des États membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est.

Rappelons que la Conférence « Géopolitiques de Kampala » est une plateforme interactive de dialogue et de libre échange d’idées sur la géopolitique mondiale, inspirée par les géopolitiques de Nantes.

Claudia I. N. @infoclaudia85

Actualité

Génocide des Tatars de Crimée : L’Ukraine appelle le monde à ne jamais oublier

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À l’occasion de la Journée de mémoire des victimes du génocide du peuple tatar de Crimée, l’ambassadeur de l’Ukraine en RD Congo a rappelé les souffrances endurées par des centaines de milliers de Tatars déportés par le régime stalinien en mai 1944. Dans un message empreint de mémoire et de vigilance, Vasyl Hamianin souligne que cette tragédie demeure un symbole des crimes du totalitarisme et un avertissement contre l’indifférence face aux violations des droits humains.

Le monde civilisé commémore aujourd’hui la Journée de mémoire des victimes du génocide du peuple tatar de Crimée. C’est le 18 mai 1944, sur ordre de Joseph Staline, qu’a débuté la déportation massive des Tatars de Crimée hors de leur péninsule natale.

En l’espace de deux jours, plus de 165.000 personnes avaient déjà été arrachées à leurs foyers. Au total, 47.885 familles, soit 193.865 personnes ( dont plus de 92.000 enfants de moins de 16 ans ) furent envoyées de force vers des régions reculées d’Asie centrale. Les familles ne disposaient que de quelques minutes pour se préparer avant d’être entassées dans des wagons de marchandises inadaptés au transport humain, sans nourriture suffisante, sans eau ni assistance médicale.

Pour beaucoup, ce voyage fut fatal. Des milliers de Tatars de Crimée périrent durant le transfert forcé, tandis que d’autres moururent dans les premières années d’exil, victimes de la faim, des maladies et de conditions de vie inhumaines.

Selon le message de l’ambassadeur, cette déportation constituait une opération punitive planifiée visant à détruire un peuple en tant que communauté autochtone, en le privant de sa terre, de sa culture, de sa langue et de son identité.

 

Pendant des décennies, les Tatars de Crimée ont vécu sous surveillance du régime soviétique, sans droit de retour sur leur terre d’origine, tandis que leur tragédie restait réduite au silence.

Malgré l’exil et les répressions, le peuple tatar de Crimée n’a jamais cessé de lutter pour son retour et pour la préservation de son identité. Le retour massif vers la Crimée n’a véritablement commencé qu’à la fin des années 1980, avant que l’Ukraine indépendante ne permette enfin une reconnaissance publique de cette tragédie historique.

Pour l’ambassadeur ukrainien, cette commémoration dépasse le simple devoir de mémoire. Elle représente un avertissement universel contre les crimes du totalitarisme et rappelle que l’indifférence face aux souffrances humaines peut conduire aux pires tragédies.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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