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ONEC/RDC : L’assemblée générale adopte le budget 2023 et réglemente la formation continue

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L’esprit de l’article 6 du règlement intérieur de l’Ordre national des experts-comptables (Onec) précise qu’à la diligence du Président du Conseil national, l’assemblée générale se réunit deux fois l’an, en session ordinaire, les premiers mercredis des mois de mai et novembre. La session extraordinaire, quant à elle, peut se tenir, selon la même disposition dans son deuxième paragraphe, qu’en cas de besoin, sur convocation du Président du Conseil national de l’Ordre, ou à la demande de deux tiers des membres du Conseil national de l’Ordre, ou à la requête écrite et motivée de deux cinquièmes au moins des membres de l’Ordre en règle de cotisation.

Les membres du bureau du Conseil national de l’Onec/RDC n’ont pas dérogé à la règle en organisant la deuxième assemblée générale ordinaire de 2022 au premier mercredi du mois de novembre et ayant senti le besoin, convoqué, de surcroit, l’assemblée extraordinaire, le même jour. Sur base de la loi n°15/002 du 12 février 2015 portant création et organisation de l’Onec/RDC, les membres se sont résolus de doter la jeune corporation d’experts-comptables, des textes réglementaires devant permettre aux anciens et nouveaux d’avoir des outils nécessaires à l’exercice de leur profession libérale.

Les premiers instruments juridiques dont dispose l’Onec/RDC, outre loi, sont le règlement intérieur et le règlement de stage adoptés par l’assemblée générale du 26 janvier 2021. Ayant entre autres missions de veiller à l’organisation et à la formation permanente d’un corps de professionnels capables d’exercer la profession d’expert-comptable avec toutes les garanties requises du point de vue de la compétence et de l’indépendance, la session extraordinaire, la première partie des assises, a prévu l’examen et l’adoption du règlement de la formation continue.

Document de vingt-quatre articles, le règlement de la formation continue, a attiré la curiosité des participants aux assemblées ordinaire et extraordinaire, venus des conseils provinciaux de Kinshasa, Haut-Katanga, Nord et Sud-Kivu. Jean-Pierre Fpingu, président de la Commission nationale de formation continue, a, devant ses pairs, défendu son projet de texte. Questions, débats, enrichissements, critiques et encouragements ont caractérisé ce moment de présentation du règlement de la formation continue.

Trois heures se sont écoulées, avant que la plénière de l’assemblée générale extraordinaire n’ait adopté à l’unanimité, mais moyennant quelques amendements, le troisième cadre règlementaire de l’Onec/RDC. Avant l’adoption des propositions d’amendements du règlement intérieur sur la cotisation des sociétés d’expertise-comptable, l’on a procédé à la désignation de deux commissaires aux comptes, devant scruter les comptes de l’Onec/RDC pour l’exercice 2022-2023. « Pour assurer un bon avenir à l’Ordre national des experts-comptables, les sociétés d’expertise comptable doivent verser leurs cotisations annuelles sur base de leurs chiffres d’affaires, en lieu et place d’un montant fixé à l’avance », a rappelé Benjamin Nzailu, président du Conseil national de l’Onec/RDC.

Comme à l’Assemblée nationale, le débat sur le budget de l’Onec/RDC est allé jusqu’à 18h00. Bon exercice de démocratie auquel se sont livrés les membres du bureau du Conseil national en répondant aux préoccupations de confrères et consœurs experts-comptables. À la suite de la présentation du budget 2023 par Raphaël Mbiya, trésorier national de l’Ordre, l’heure a été à son examen et son approbation au cours de l’assemblée générale ordinaire.

Comme résultats, l’examen du budget 2023 de l’Onec/RDC n’a pas accouché d’une souris. 2 sur 99 membres se sont abstenus. Et 97 ont approuvé. Du coup, le budget 2023 de l’Ordre a été adopté. Commencés à 11 h 00, les travaux de dernières assemblées générales ordinaire et extraordinaire de 2022 de l’Onec/RDCdre se sont clôturés à 18h00 par un mot de remerciement adressé aux participants par le président du Conseil national de l’Ordre, tout en souhaitant bon retour à celles et ceux qui ont fait le déplacement de Kinshasa.

Justin-Robben DIASILUA KIONGA/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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