Actualité
COP 27 : Les sociétés civiles de RDC, du Gabon et de Congo-Brazza plaident pour une transition énergétique au profit d’un développement local durable et d’une justice climatique !
Plus de 50 organisations issues des sociétés civiles de la RDC, du Gabon et de Congo-Brazza se sont réunies à kinshasa, du 25 au 27 octobre 2022, pour débattre de l’énergie et du climat dans le bassin du Congo en faveur des communautés locales, tenant compte du contexte pays-solution. Par leurs déclarations élaborées collectivement, elles ont apporté leurs contributions sur ce que doit être effectivement la RDC comme pays-solution. Ci-dessous, leur déclaration finale en marge de la preCop27.
Nous, Organisations de la Société Civile de la Rdc, du Gabon et du Congo-Brazza, réunies à Kinshasa du 25 au 27 octobre 2022, dans le cadre de la Precop 27, Alternative de la Société Civile, pour discuter et réfléchir sur la Cop 27, sur la vision de l’Afrique.
Discussions axées sur le secteur de l’énergie qui est l’un des moteurs importants du Changement climatique.
Pour ce faire, nous saluons la volonté du Gouvernement congolais et des autres pays du bassin du Congo, de contribuer à la lutte contre le changement climatique et à la transition énergétique durable et propre, mais alertons si nous n’y prenons garde « la planète brûle, et nous brûlerons avec elle si nous continuons de parler au lieu d’agir ».
Restons néanmoins préoccupées par les orientations concrètes que mettent en place nos Gouvernements, entre autres de la RDC, pour réaliser la vision Pays solution et nous posons par la même occasion la question sur le contenu de cette vision, qui repose sur le discours : « Nous détenons des massifs forestiers, les ressources en eau et les matières premières qui peuvent aider à résoudre le problème climatique >>.
Au regard de la résolution de Yangambi en ce qui concerne l’eau, la foret et les énergies, nous invitons les Gouvernements des pays du bassin du Congo, en particulier celui de la RDC, à ne s’obstiner dans la proposition de fausses solutions climatiques, en l’occurrence de grands barrages porteurs d’impacts négatifs sur l’environnement et des hydrocarbures sans respecter les préalables, notamment la réalisation des études, l’amélioration de la gouvernance, le respect de différents engagements et lois, le respect des consentements libres, informer au préalable des communautés locales et peuples autochtones pygmées.
De ce fait, nous estimons que la transition énergétique apparait aujourd’hui comme une opportunité pour stimuler le développement durable en Afrique et dans le bassin du Congo, parce qu’elle vise à transformer les systèmes énergétiques pour atténuer l’impact sur l’environnement et sur le climat, afin de fournir une meilleure qualité de vie en pérennité, tant pour les populations et les communautés locales de cette génération que pour celles des générations futures.
Ainsi, les organisations de la Société Civile de la RDC, du Gabon et de la République du Congo, participant à la Pré-COP 27 alternative, s’interrogent sur l’impact de la transition énergétique sur les pays africains et sur les communautés locales.
C’est pourquoi, nous faisons notres les enjeux ayant conduit à la nécessité de promouvoir cette transition énergétique, à savoir :
– Opter pour le modèle énergétique favorisant la réduction des émissions de Gaz à effet de serre ;
– Aller vers les technologies durables de cuisson propre ;
– Mettre en œuvre la décentralisation énergétique ;
– Diminuer la consommation (efficacité énergétique) ;
– Augmenter la part des énergies renouvelables et réduire la part des énergies fossiles ;
– Réduire les inégalités et faire progresser l’indépendance énergétique ;
– Protéger la santé des populations ;
– Réduire les déchets;
– Sécuriser les systèmes énergétiques.
Faute pour nos Gouvernements de mettre en place des stratégies claires et de passer à l’action pour adresser ces enjeux de façon durable, nos pays resteront vulnérables aux effets divers dûs aux changements climatiques et ne pourront pas disposer des capacités adéquates pour y faire face, avec des impacts déjà perceptibles tels que : la persistance de fortes chaleurs, des pluies violentes, la dégradation des terres, particulièrement par des érosions, l’allongement de la saison sèche, l’augmentation des séquences de sécheresse pendant les saisons de pluie, et les inondations.
Nous avisons que les risques d’amplification de la vulnérabilité des populations resteraient très élevés si nos pays ne font pas attention et ne passent pas à l’action.
Voilà pourquoi nous recommandons ce qui suit:
Au Gouvernement de la RDC et des Pays du bassin du Congo :
D’abandonner des projets à fort impacts négatifs sur l’environnement, sur le
social de nos communautés et l’économie de nos pays;
De promouvoir des projets d’énergies renouvelables décentralisées, pour l’amélioration de l’accès pour tous à l’énergie, dans les pays du bassin du Congo, en lieu et place des Méga systèmes centralisés porteurs de grands impacts négatifs;
De promouvoir l’efficacité énergétique pour la consommation rationnelle et durable de l’énergie;
De travailler pour augmenter la part des Energies Renouvelables dans le Mix-énergétique ;
Eviter des projets qui ont des impacts négatifs sur la santé des communautés, cas de l’exploitation pétrolière qui a occasionné la réduction de l’espérance de vie à 41 ans, dans le Delta du Niger, les alternatives durables en faveur des communautés locales particulièrement les femmes et les jeunes avant d’offrir les massifs forestiers comme solution pour stabiliser le climat de la planète ;
Renforcer la gestion durable des ressources en eaux dans le bassin du Congo pour garantir les moyens de subsistance des communautés, parce que la majorité des populations vit en milieu rural et dépend de l’agriculture et de la pêche ;
Intégrer la femme rurale comme partie prenante de la Cop, parce qu’elle paie le lourd tribut du changement climatique.
Aux Négociateurs africains à la Cop27:
L’Afrique doit définir ses priorités pour une transition énergétique responsable et respectueuse des droits humains et des communautés ;
L’Afrique doit être privilégiée pour accéder aux fonds pour la promotion d’une économie verte susceptible de lutter contre la pauvreté ;
NB: Les organisations de la Société Civile de la RDC, du Gabon, de la République du Congo, parties prenantes à la Pré-Cop Alternative de la Société Civile, déclarent que si les Etats parties prenantes à la Cop et en particulier les Gouvernements africains demeurent dans l’inaction et promeuvent toujours de fausses solutions, les COP ne serviront à rien !
Fait à Kinshasa, le 27 Novembre 2022.
Les participants à la precop alternative 27 de la Société Civile.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Kasaï-Central : 150 policiers de la PNC élevés au rang de sous-officiers lors d’une cérémonie officielle à Dibaya
Dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Central, la Police nationale congolaise (PNC) a procédé, le lundi 1er juin 2026, à la reconnaissance officielle des grades de 150 policiers récemment promus. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale d’élévation en grade des sous-officiers, visant à renforcer la motivation, la discipline et l’efficacité au sein des unités de police.
La cérémonie s’est tenue sur la Place de l’Indépendance, située dans le quartier Mitengu, à Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya. L’événement a réuni les autorités policières locales, les agents concernés ainsi que les familles venues partager ce moment symbolique de reconnaissance et de valorisation du service rendu à la nation.
Au total, 150 policiers ont été élevés à différents grades, notamment ceux d’adjudant-chef, sous-commissaire, sous-commissaire adjoint, brigadier et agent de police. Cette promotion collective traduit la volonté de la hiérarchie policière de récompenser les efforts fournis sur le terrain dans l’accomplissement des missions de sécurité publique.
Prenant la parole, le commissaire de la police de Dibaya, Denis Mwamba, a salué cette vague de promotions qu’il a qualifiée de reconnaissance méritée du travail accompli par les agents. Il a souligné que cette élévation doit constituer un nouveau départ, marqué par davantage de rigueur et de responsabilité.
Il a, à cette occasion, exhorté les nouveaux promus à faire preuve de professionnalisme, de discipline et d’engagement constant au service de la population. Selon lui, ces valeurs demeurent essentielles pour renforcer la confiance entre la police et les citoyens, ainsi que pour garantir une meilleure sécurité dans le territoire.
Les bénéficiaires ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers la hiérarchie de la PNC et les autorités compétentes pour la confiance placée en eux. Ils ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté et détermination, en vue d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens à Dibaya.
Mike Tyson Mukendi
