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Armée : Les FARDC « dékabilisées » !
Les observateurs s’interrogent sur ce qu’il faut applaudir, entre la méthode et le contenu. Les deux sans doute. La semaine dernière a été marquée en république démocratique du Congo par les chambardements intervenus à la tête et au sein des forces armées de la république démocratique du Congo.Trop tôt, trop tard ? Chacun appréciera.
Il reste qu’il y a eu dans ce pays le précédent FCC. Au lendemain de l’alternance de janvier 2019, le nouveau chef de l’Etat avait subi une foule d’humiliations et l’exercice du pouvoir donnait le sentiment, entre maladresses du début, humilité et prudence, que l’ancien régime avait encore et toujours de beaux jours devant lui. Que ses représentants au sein de la coalition pouvaient tout se permettre, y compris ne pas exécuter les instructions du Président de la République. Il eut un jour, fin 2020, le discours de six minutes avant la naissance de l’Union Sacrée de la Nation.
Le même sentiment semblait prévaloir dans l’armée et la police, entre éléments infiltrés, officiers félons et ceux qui ne juraient que par leur fidélité à l’ancien régime, attendant visiblement une revanche surréaliste. Quitte à se permettre des gestes de sabotage et des actes de trahison dans un climat où le pays semblait perdu, sans maître et sans direction. Certains analystes sont allés jusqu’à surfer sur la vague des coups d’Etat en Afrique de l’Ouest sans donner l’impression, avec leur hypocrisie et leur mauvaise foi habituelle, de les souhaiter pour la République Démocratique du Congo, au même moment où des manifestations instrumentalisées et des analyses orientées des communicateurs annonçaient le retour au pouvoir des ténors de l’ancien régime.
Les Fardc « dékabiliséees »
Puis, sont tombées, comme un couperet, les ordonnances de la semaine dernière, mettant, du moins provisoirement, un holà aux chuchotements et aux désirs coupables de certains de nos compatriotes. Les observateurs avertis savaient évidemment que l’échéance était proche, la lame de fond ayant été annoncée par les récentes interpellations intervenues au sein du haut commandement des Fardc peu avant le discours du Chef de l’Etat le 20 septembre à la tribune de la 77ème session de l’Assemblée générale de l’ONU. Le ton résolu et très offensif de Félix Tshisekedi avait clairement laissé entrevoir que des chambardements, comme un gros nuage à l’horizon s’annonçaient à l’horizon.
De bon augure pour le retour de Bunangana et d’autres localités occupées par le M23 et d’autres rébellions résiduelles de l’Est de la RDC dans le giron national ? C’est le souhait de tous les Congolais. Mais ces chambardements opérés par le chef de l’Etat, pour qu’ils portent, devraient s’inscrire dans une grande réforme du secteur sécuritaire de la RD Congo incluant le nettoyage des écuries d’Augias, la fin de l’impunité qui s‘est installée dans les rangs de certains officiers particulièrement dans l’Est, la condamnation des opérations de mixage comme prime à la rébellion, l’identification et la neutralisation des infiltrés, des correctifs à la loi électorale pour mettre hors d’état de nuire les acteurs politiques qui financent les groupes armés, etc.
Ces étapes additionnelles appellent évidemment une réforme plus audacieuse de la justice en général et de la justice militaire en particulier. C’est à cette condition que l’état de droit cessera d’être un horizon lointain et inaccessible.
KENGE MUKENGESHAYI/L’HORIZON
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Affaire UBA : L’ancien employé Glody Aleko Kibwila conteste les accusations et évoque un possible piratage
L’affaire opposant la United Bank for Africa (UBA) à son ancien employé, Glody Aleko Kibwila, continue de faire couler beaucoup d’encre. Au cœur du dossier figurent des accusations d’abus de confiance formulées par la banque, que l’intéressé rejette catégoriquement.

Selon ses proches, les difficultés ont commencé après son licenciement par UBA, une décision qu’il considérait comme abusive. Déterminé à faire valoir ses droits, il avait saisi l’Inspection générale du travail afin de contester cette mesure.
Parallèlement, des soupçons portant sur de prétendues fausses factures et des paiements irréguliers liés aux services SMS Banking et Visa ont émergé au sein de la banque. Informé de ces accusations alors qu’il séjournait en Europe, Glody Aleko Kibwila serait rentré volontairement en RDC afin de répondre aux interrogations des enquêteurs.
La thèse du piratage
D’après sa famille, plusieurs séances de confrontation organisées dans le cadre de l’instruction auraient mis en évidence un possible piratage de son compte professionnel.
L’ancien employé affirme n’avoir jamais envoyé certains messages utilisés contre lui dans le dossier. Il soutient également qu’il ne disposait pas seul des prérogatives nécessaires pour valider certaines opérations financières incriminées.
Avant même son arrestation, il avait saisi le Conseil national de cybercriminalité afin de dénoncer ce qu’il considère comme une usurpation d’identité numérique.
Une version attendue de l’UBA
Alors que la famille de Glody Aleko Kibwila maintient la thèse d’une erreur judiciaire, l’opinion publique attend désormais la version officielle de l’UBA sur les circonstances ayant conduit à la plainte déposée contre son ancien collaborateur.
La banque pourrait notamment apporter des éclaircissements sur les éléments techniques et financiers qui fondent les accusations portées dans cette affaire devenue très médiatisée.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
