À la Une
PDL-145T: 30 entreprises ont signé des contrats des travaux de construction des infrastructures dans 7 provinces
La Cellule d’exécution des Financements en faveur des États Fragiles (CFEF) a organisé, ce jeudi 6 octobre au cercle de Kinshasa, la cérémonie de signature des contrats des travaux avec les entreprises attributaires chargées de la construction et équipement des centres de santé, écoles primaires et bâtiments administratifs dans les territoires situés dans les provinces couvertes par la CFEF.

Cette cérémonie de signature des contrats du vaste projet initié par le président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, a donc connu la participation du ministre du Plan, Christian Mwando Nsimba, du ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya Katembwe, des députés nationaux, des chefs d’entreprises, etc. dans le but de montrer à l’opinion, du sérieux qu’abat la CFEF et de sa délicatesse en matière de transparence et bonne gouvernance.
Prenant la parole, en premier, le coordonnateur national de la CFEF, Alain Lungungu Kisoso, a tenu à préciser que suivant les assignations du gouvernement consignées dans le protocole d’accord d’exécution signé le 28 février 2022, la CFEF devra faire construire et équiper 635 infrastructures, à raison de 360 écoles primaires, 232 centres de santé et 43 bâtiments administratifs dans les 43 territoires situés dans les 7 provinces, celui du Kongo Central, du Kwango, du Kwilu, du Maï-Ndombe, de l’Équateur, des Sud et Nord Ubangi.

« Pour s’assurer de la conformité aux normes nationales de ces différents infrastructures, des protocoles d’accord de collaboration ont été signés avec les structures techniques des Ministères de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, de la Santé Publique et des Infrastructures et Travaux Publics, bénéficiaires et utilisateurs finaux de ces biens publics, en leur qualité d’agences gouvernementales de surveillance. Ces agences ont la charge de valider les cahiers des charges et certifier la qualité d’ouvrages à livrer », a souligné le coordonnateur national Alain Lungungu.
Le ministe d’État, ministre du Plan, Christian Mwando Nsimba, qui a pris la parole au nom du chef du gouvernement, Sama Lukonde, a félicité la CFEF pour le travail abattu en précisant que les entreprises sélectionnées sont 100% congolaises choix du chef de l’État. Il s’est adressé aux entrepreneurs en ces termes : « Vous avez un défi majeur à relever et le gouvernement espère qu’au plus tard le mois de février 2023 prochain la population aura ces différentes infrastructures en main », a déclaré le ministre d’Etat.
En sa qualité de président du comité national opérationnel du PDL-145T dans la supervision et coordination technique du programme, il a demandé à ces entreprises le respect du contrat enfin de présenter à la population et à l’initiateur du projet, Félix Tshisekedi, des bons résultats.

Quelques responsables des entreprises sur les 30 retenues ont quant à eux promis au coordonnateur de faire tout leur possible pour finir les travaux dans le temps imparti, car la construction des écoles primaires, les centres de santé et les bâtiments administratifs sont d’une importance capitale pour le gouvernement.
Signalons qu’à l’achèvement des travaux, il est prévu de réceptionner les ouvrages selon la répartition provinciale suivante :
– Kongo Central : 93 écoles primaires, 71 centres de santé et 10 bâtiments administratifs ;
– Kwango : 53 écoles primaires, 21 centres de santé et 5 bâtiments administratifs ;
– Kwilu : 45 écoles primaires, 30 centres de santé et 5 bâtiments administratifs
– Maï-Ndombe : 72 écoles primaires, 43 centres de santé et 8 bâtiments administratifs ;
– Équateur : 55 écoles primaires, 38 centres de santé et 7 bâtiments administratifs ;
– Sud Ubangi : 23 écoles primaires, 15 centres de santé et 4 bâtiments administratifs ;
– Nord Ubangi : 19 écoles primaires, 14; centres de santé et 4 bâtiments.

Clairement, il sied de comprendre que la CFEF va se charger du mécanisme de suivi et du contrôle au niveau provincial et des différents Territoires aux fins de s’assurer de l’achèvement des travaux dans les normes, cours et délais contractuels.
Elda Along et Baby Mosha/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Affaire UBA : La famille de Glody Aleko Kibwila dénonce une détention irrégulière et alerte sur son état de santé
Détenu depuis le 30 avril 2026 dans le cadre d’une affaire l’opposant à son ancien employeur, la United Bank for Africa (UBA), Glody Aleko Kibwila fait aujourd’hui l’objet d’une mobilisation de sa famille, qui dénonce plusieurs irrégularités dans la procédure judiciaire.
Selon ses proches, le mandat d’arrêt provisoire délivré à son encontre n’aurait pas été suivi des formalités requises dans les délais légaux. Ils estiment dès lors que la détention de l’ancien employé bancaire soulève de sérieuses interrogations sur le respect des garanties procédurales.

Une bataille judiciaire en cours
Le 13 mai 2026, le Tribunal de paix de Kinshasa-Ngaliema a ordonné sa mise en détention préventive. Cette décision a été contestée par la défense, qui a interjeté appel.
Quelques jours plus tard, le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe a confirmé la mesure. Une décision que la famille continue de contester, affirmant que plusieurs irrégularités auraient entaché la procédure.
Des inquiétudes pour sa santé
Au-delà du débat judiciaire, la famille se dit particulièrement préoccupée par l’état de santé de Glody Aleko Kibwila.
Selon ses proches, il souffrirait encore des suites d’une intervention chirurgicale récente et nécessiterait un suivi médical régulier. Une demande de liberté provisoire pour raisons médicales aurait été introduite auprès des autorités compétentes sans obtenir, jusqu’à présent, une réponse favorable.
L’espoir d’un nouvel examen du dossier
La famille fonde désormais ses espoirs sur le Parquet général près la Cour de cassation, qui a sollicité la communication du dossier en vue de son examen.
Pour les proches du détenu, cette démarche pourrait permettre une réévaluation des circonstances de l’affaire et garantir un traitement conforme aux exigences d’un procès équitable.
Ils appellent enfin les organisations de défense des droits humains, les acteurs judiciaires et les médias à suivre attentivement l’évolution de ce dossier.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
