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Prix Pierre Castel 2022 : 12 jeunes entrepreneurs africains primés à Kinshasa
La société brassicole Bracongo, en partenariat avec le Fond Pierre Castel, a procédé, ce jeudi 29 septembre à Kinshasa, à la remise de Prix Pierre Castel 2022 à 12 lauréats africains de la cinquième édition de ce prix visant à soutenir la croissance des entreprises sélectionnées.
Venus de six pays africains à savoir l’Algérie, le Cameroun, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Madascar et la Répubique democratique du Congo, les premiers de ces entrepreneurs ont chacun reçu une dotation financière de 15.000 euros, un parainage et un programme de coaching. Quant aux deuxièmes, ils ont reçu chacun un chèque de 10 000 euros plus un programme de coaching. Ces prix ont été descernés à l’issue d’un concours de soumission des projets à caractère agricole et agro-alimentaire.

Directeur général du Fonds Pierre Castel, Pierre De Gaétan Njikam, a fait savoir que le choix de l’agriculture et de l’agro-alimentaire comme secteur d’intervention « est une manière de rappeler que le quotidien et l’avenir de l’Afrique se joue autour de l’agriculture, de l’agro-alimentaire. Comment faire en sorte que chaque pays africain puisse se nourrir et en même temps nourrir le monde ? ». La réponse à cette interrogation, soutient-il, passe par « l’accompagnement des jeunes et surtout préfigurer une vraie coalition d’acteurs qui agissent ensemble pour le développement de l’agriculture africaine ».
Notons qu’à ce jour, 350 jeunes entrepreneurs africains ont déjà bénéficié d’un accompagnement dans le cadre de ce concours. Parmi eux, 70 pour la République democratique du Congo. L’accompagnement ne se limite pas qu’aux lauréats mais aussi à tous ceux qui ont postulé et classé, a-t-il ajouté.

« Le but est d’accompagner, de booster les entreprises qui existent déjà pour leur permettre de prendre l’ampleur, de continuer à améliorer leur chaine des valeurs, de dévélopper l’emploi, de produire des produits locaux adaptés à nos besoins locaux en respectant les normes biologiques mais également à des tarifs qui permettent à l’ensemble des Congolais de pouvoir en profiter », a soutenu Mme Afi Kolokey, Responsable RSE-Communication interne et institutionnelle.
Lauréate congolaise de cette édition 2022, Nadège Bula-Bula, directrice générale de « My Success » a exposé, au cours de ces assises, son entreprise produit de la tisane de Bulukutu et de citronnelle. « Nous valorisons les produits agricoles locaux au travers de la transformation industrielle qui est une source de creation d’emploi pour les jeunes et les femmes », a-t-elle expliqué.

Pour sa part, le Malgache Onjaniaina Rakotomalala, directeur général de la société « Ecofarm » a remercié sincèrement le Fonds Pierre Castel pour cet appui qui va permettre à son entreprise spécialisée en laitérie d’augmenter son chiffre d’affaires.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
