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EPST : Les enseignants debout désormais assujettis au régime de sécurité sociale !
Les personnels administratifs, enseignants et ouvriers des établissements scolaires publics, en République Démocratique du Congo, seront désormais assujettis au régime de sécurité sociale.
En effet, ceci est l’une des innovations qu’apporte la nouvelle loi N°22/031 du 15 juillet 2022, portant régime spécial de sécurité sociale des agents publics de l’Etat.
Au cours d’une activité de socialisation organisée à l’attention de la presse, ce vendredi 30 septembre 2022 par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale des agents publics (CNSSAP), à travers son service de communication, Dan Kaniki, responsable dudit service, est revenu sur cette innovation qui n’attend que des mesures d’application pour sa concrétisation.

Dan Kaniki, chargé de communication CNSSAP
A cette occasion, il a déclaré à la rédaction de CONGOPROFOND. NET ce qui suit : » Nous avons parlé du champ personnel, càd que désormais, d’autres
catégories des agents publics doivent être assujetties à la CNSSAP. Il s’agit évidemment des militaires, des policiers, des enseignants de l’EPST et de l’ESU, des
magistrats « .
Cependant, signalons que l’intégration des enseignants de l’EPST sous régime de sécurité sociale, constitue le cheval de bataille de leurs différents syndicats.
Néanmoins, ces derniers doivent continuer à prendre leur mal en patience, en attendant la mise en place des mesures d’application qui sont : le Décret modifiant et complétant le Décret N° 15/031 du 14 décembre 2015, portant création de la CNSSAP, le Décret fixant le nouveau taux des cotisations et les modalités des retenues, ainsi que les arrêtés fixant les modalités
d’immatriculation et de paiement des prestations.
La rédaction de CONGOPROFOND. NET s’attèle à mener une enquête auprès de ces enseignants, en vue de recueillir leurs impressions et informer davantage ses aimables lecteurs.
Notons que les statistiques données par le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, Tony Mwaba Kazadi, à la veille de la rentrée scolaire et au cours d’une interview accordée à nos confrères de Top Congo FM, font état de 677.609 enseignants déjà pris en charge par le trésor public, répartis dans 64.788 écoles à travers le pays et ce, pour une enveloppe salariale mensuelle de 205 milliards de francs congolais.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
