Société
APAI-CRVS : Addis-Abeba accueille, du 24 au 28 octobre, la 6ème Conférence des ministres africains de l’état-civil
La capitale éthiopienne, Addis-Abeba, va accueillir en date du 24 au 28 octobre prochains la tenue de la 6ème conférence des ministres africains en charge de l’état-civil autour du principal thème : « Dix ans pour l’APAI-CRVS : réfléchir sur le progrès et l’accélération des efforts vers 2030 à travers de systèmes bien reformés ».
A en croire le communiqué de la Commission économique pour l’Afrique qui fait mention de cette information, cette sixième conférence aura comme but d’examiner les progrès qui ont été réalisés dans le développement de systèmes CRVS durant les dix dernières années, cela en prenant en compte des nouveaux développement depuis la dernière conférence ministérielle et de l’échéance imminente de l’Agenda 2030.
Notons que cette session a aussi pour objectif le partage des pratiques et des stratégies innovantes pour le développement des systèmes CRVS qui devront désormais constituer la nouvelle stratégie régionale de l’enregistrement et statistiques de l’état-civil. Toutefois, il y a lieu de signaler que la conférence se fera également en mode hybride afin de mieux permettre une large participation en mode virtuelle.
Cette sixième conférence aura le plaisir de réunir des ministres africains responsables de l’état civil, des ministres de la santé, des bureaux ou des instituts nationaux de la statistique, des offices nationaux de gestion de l’identité, des jeunes statisticiens africains et des partenaires de développement.
En outre, les organisateurs de cette rencontre font savoir que la conférence va réunir des panelistes de haut niveau du continent et du monde avec pour objectifs : d’identifier les actions stratégiques prioritaires pour mieux accélérer les progrès des systèmes d’enregistrement des faits d’état civil(CRVS), en Afrique au cours de huit prochaines années en prenant ainsi en compte les progrès significatifs puissent être réalisés à 100% et 80% d’enregistrement des naissances et des décès conformément au programme de développement durable 2030.
Il y a lieu de souligner que la conférence aura deux segments dont le premier comprendra des experts du 24 au 26 octobre 2022 pour les délibérations techniques alignées sur le thème et les questions statutaires de la conférence. Elle sera ainsi suivi d’un segment ministériel du 27au28 octobre 2022, celle-ci fournira des directives politiques pour l’agenda continental du CRVS.
Notons qu’au cours de cette 6ème conférence un nombre d’évènements parallèles et des expositions vont avoir lieu.
Melba Muzola/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur
Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.
C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs
Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.
« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.
Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers
Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.
L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.
Vers un nouveau cadre légal
La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.
En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.
Un soutien des acteurs du secteur
Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.
À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
