Politique
Brazzaville : Un défilé militaire pour marquer les 62 ans de l’indépendance du Congo
C’est sous le thème « une démocratie apaisée, un peuple au travail, un pays stable en marche vers le développement » que la République du Congo a célébré le soixante deuxième anniversaire de son accession à la souveraineté nationale, le 15 août 2022, à Brazzaville.
Installé dans son commande-car, le Président de la République, Chef suprême des armées a passé en revue les troupes d’honneur rangées pour la cause sous le tir des 21 coups de canons.
Le général de brigade Gaëtan Pierre Icke, commandant l’ensemble des troupes, demandant l’autorisation de commencer le défilé au chef de l’État, est passé en premier devant l’assistance massée au boulevard Alfred Raoul.
Pendant une heure, les unités de la garnison de Brazzaville composées des forces de police, de la gendarmerie et de l’armée, auxquelles se sont jointes celles des détachements des écoles de forêts ainsi que les paramilitaires des douanes ont taté le macadam en présence des officiels installés sous le grand chapiteau aux couleurs de la République vert-jaune-rouge dressé pour la circonstance.
Après ce passage des troupes à pieds, le défilé pédestre a pris le relai où se sont succédé divers engins de la force publique et un ballet des aéronefs.
Peu avant cette célébration, le chef de l’État, Denis Sassou NGuesso a, dans son adresse à la nation, appelé les Congolais à assurer le développement du pays par le travail.
Achille Tchikabaka/Congoprofond.net
Actualité
Haut-Katanga : Jacques Kyabula jette l’éponge après 9 mois d’absence, la fin de plusieurs mois de spéculations
Le gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, a officiellement démissionné de ses fonctions après près de 9 mois d’absence de la province. Dans une correspondance adressée au président de la République, Félix Tshisekedi, l’ancien chef de l’exécutif provincial affirme avoir pris cette décision afin de préserver « la sérénité des institutions ainsi que le bon fonctionnement de l’administration provinciale ».
Convoqué à Kinshasa depuis juillet 2025, Jacques Kyabula tourne ainsi la page de plusieurs mois d’incertitudes autour de son avenir politique. Dans sa lettre de démission, il dit assumer toutes les conséquences « administratives et politiques » liées à son absence prolongée, tout en réaffirmant son attachement à la stabilité, à la paix et au développement, conformément à la vision du chef de l’État.
« Au cours des derniers mois, ma présence prolongée à Kinshasa, requise pour des raisons professionnelles et institutionnelles, m’a éloigné de ma province dans un contexte particulièrement sensible sur le plan sécuritaire. Cette situation a suscité des interrogations légitimes ainsi que des critiques relatives à mon absence durant une période de fragilité dans le Haut-Katanga », écrit-il.
Et d’ajouter : « Conscient de l’exigence de responsabilité qui s’attache à toute charge publique, et soucieux de préserver la sérénité des institutions ainsi que le bon fonctionnement de l’administration provinciale, j’ai estimé qu’il était de mon devoir de tirer toutes les conséquences politiques et administratives de cette situation. »
Depuis juillet 2025, l’intérim à la tête de la province était assuré par le vice-gouverneur Martin Kazembe. Ce dernier avait procédé, le 28 mars dernier, à un remaniement du gouvernement provincial en intégrant de nouvelles figures politiques, une démarche jugée controversée par plusieurs observateurs au regard des textes régissant les entités territoriales décentralisées, cette prérogative revenant normalement au gouverneur élu.
Avec la démission officielle de Jacques Kyabula, le gouvernement provincial est désormais considéré comme démissionnaire, ouvrant la voie à l’organisation de nouvelles élections pour désigner un gouverneur et un vice-gouverneur du Haut-Katanga.
Cette nouvelle donne politique fragilise davantage l’exécutif conduit par Martin Kazembe, déjà contesté depuis la reconfiguration gouvernementale opérée au mois de mars.
Le poids des déclarations controversées
Pour rappel, Jacques Kyabula avait disparu de la scène publique avant de réapparaître dix jours plus tard, à la suite de propos tenus lors d’un meeting de l’Union sacrée de la nation organisé le 1er juillet 2025.
Lors de cette intervention, il avait tenu des déclarations perçues comme favorables à Joseph Kabila et Corneille Nangaa, appelant implicitement à un dialogue avec ces derniers, alors qu’ils sont accusés d’alimenter l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Patient MBY/CONGOPROFOND.NET
