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Identification des motos à Kinshasa : Le moratoire a expiré, mais certains « Wewa » s’entêtent !

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L’ultimatum de 20 jours accordé aux motocyclistes, communément appelés « Wewa », de se conformer aux nouvelles mesures sécuritaires édictées par les autorités urbaines, a expiré le mercredi 10 août 2022. Dès ce jeudi 11 août 2022, un contrôle systématique a été enclenché dans les principales artères de la ville. Cependant, du côté des concernés, certains se sont conformés à la loi pour éviter tout désagrément, tandis que d’autres s’entêtent.

La rédaction du CONGOPROFOND. NET qui a effectué une descente sur terrain, ce jeudi 11 août 2022, fait le constat de la libre circulation des motos sans plaque d’immatriculation, ni casque pour le conducteur dans plusieurs artères de la ville. Du Rond-point Ngaba au Rond-point Huilerie, en passant par Kapela et Matonge, des centaines de Wewa exercent allègrement leurs activités sans plaque ni casque.

Peu avant l’expiration de l’ultimatum, le ministre provincial en charge de Transport, Honoré Mbokoso, et le Commissaire provincial de la police, ville de Kinshasa, Sylvano Kasongo, se sont concertés au cours d’une réunion le mardi 09 août dernier et ont rappelé à tous la date butoire, pour que les motocyclistes puissent se procurer les plaques d’immatriculation et les casques pour la protection.

Ils se sont exprimés à travers la presse pour informer à tout le monde l’effectivité du début de l’opération de traque des motos non en règle, à partir du 11 août 2022.

De son côté, le ministre provincial en charge de Transports, Honoré MBOKOSO, déclare avoir travaillé pour la mise en place des dispositifs qui permettront à la police de bien exécuter ses tâches et a exhorté les propriétaires de motos de se mettre en ordre pour éviter la force de la loi.

Finie la récréation, avait dit Honoré MBOKOSO, en affirmant la mise en application de cette initiative et en faisant appel à la discipline, au civisme et au patriotisme à l’égard de ses partenaires.

Il a conclu qu’après ce délai, aucun motocycliste ne pourra circuler sans plaque ni casque.

De son côté, le Commissaire provincial de la police, Sylvano Kasongo, a informé le public qu’à partir du jeudi 11 août 2022, ceux qui enfreindront cet ordre, seront soumis à une amende.

Pour rappel, suite au mauvais comportement observé de la part des motocyclistes à Kinshasa, notamment la circulation dans tous les sens au détriment du code de la route, en provoquant des accidents, les troubles au moment des accidents de l’un de leur, en brulant les véhicules de particuliers, etc., les autorités ont pris quelques mesures pour essayer de réguler leur secteur, à savoir : l’identification de motos à travers les plaques d’immatriculation, le port de casques par le conducteur et tous ses passagers.

Louise PINDILA (Stagiaire IFASIC)/CONGOPROFOND.NET.

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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