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Suspension des frais de carnet de santé et enseignement en ligne: Tony Mwaba très applaudi, mais les forces de statut quo résistent encore !

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Le ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, Tony Muaba Kazadi, annonce avoir suspendu, jusqu’à nouvel ordre, les frais de carnet de santé et de l’enseignement en ligne que les écoles étaient obligées de verser dans les Sous-Divisions ou Directions provinciales, conformément aux arrêtés des Gouverneurs de provinces.

Il a fait cette annonce à travers la presse kinoise, le vendredi 29 juillet 2022 et la nouvelle est très bien accueillie par les écoles.

Contacté par la rédaction du CONGOPROFOND. NET, un Chef d’établissement de la commune de Kimbanseke à Kinshasa, ayant requis l’anonymat, a fait la déclaration suivante :  » Nous saluons la décision du ministre Tony Muaba concernant les frais de carnet de santé. Depuis que ces frais ont été institués sous le régime du ministre Maker Muangu Fwamba, personne ne sait à quoi cela servait « .

Aussi, poursuit-il :  » Cela n’était qu’une manière de rançonner les parents et les écoles. Maintenant que le ministre Tony Mwaba vient de le comprendre, en prenant cette décision salutaire, nous le remercions beaucoup parce qu’il n’y aura plus de tracasseries dans les écoles « .

Signalons que par le passé, avant même l’arrivée de Tony Mwaba à la tête du ministère de l’EPST, chaque élève payait 2.500 fc de carnet de santé, pour sa couverture médicale en cas de problème de santé. malheureusement, en dépit du fait que les écoles versaient l’argent à qui de droit, les enfants n’ont jamais été pris en charge au moment de maladie.

Selon les informations qui parviennent dans notre rédaction, les sous-proveds et chefs d’établissements de Kinshasa, sont traqués en ce moment par le ministère provincial de l’éducation, pour les frais des carnet de santé et de l’enseignement en ligne.

Terminons en indiquant que, hormis les frais de carnet de santé et de l’enseignement en ligne, Tony Muaba a aussi supprimé, à travers sa note circulaire N° MINEPST/CABMIN/1357/2022 du 25 juillet 2022, plusieurs autres frais fantaisistes, en précisant ceci :  » L’Etat congolais s’étant engagé dans la politique d’amélioration des salaires des enseignants, ainsi que des frais de fonctionnement aux établissements publics d’enseignement et aux bureaux gestionnaires, les frais de motivation, les frais d’assurance scolaire et les frais d’identification et de suivi informatisé des élèves sont définitivement supprimés dans les établissements publics d’enseignement « .

Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET

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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »

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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical

Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.

« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Une nouvelle classe politique pour la RDC

Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.

Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.

Le rôle central des citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.

Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».

Une vision pour l’avenir du pays

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.

L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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