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L’ultimatum de Ngobila aux « Wewa » : 20 jours pour s’acheter casque et plaque !
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, a tenu, ce jeudi 21 juillet, une réunion avec les associations et les responsables des motocyclistes de la ville de Kinshasa dans la salle polyvalente de l’hôtel de Ville.
Au cours de cette rencontre, le premier citoyen de la ville a déploré le comportement des motos-taximen, dits « Wewa », sur la voie publique. A cet effet, le chef de l’exécutif provincial de Kinshasa a voulu mettre les choses en ordre en sensibilisant les wewa de la capitale sur leur comportement et un changement total, en vue de prévenir des accidents comme celui qui s’est produit la semaine passée devant Aqua Splash sur l’avenue des Poids lourds.
A l’issue de cette réunion, le gouverneur de la ville a annoncé de nouvelles mesures pour remettre les choses en ordre. Ainsi, tous les motards doivent avoir des plaques d’immatriculation pour bien les identifier. Ils doivent obligatoirement porter des casques ainsi que leurs clients.
« Nous devons sécuriser la population, et non devenir une menace », a dit Gentiny Ngobila.
Aussi, l’autorité urbaine a demandé aux vendeurs des motos de délivrer la moto avec sa plaque d’immatriculation.
Ainsi, il est accordé 20 jours aux Wewa pour se conformer à ces deux mesures.
A partir du 10 août 2022, un contrôle régulier se fera à Kinshasa.
De son côté, le ministre provincial des Transports, Amous Mbokoso, a indiqué que toutes les mesures prises au cours de cette réunion seront transformées aux arrêtés pour qu’elles soient officielles.
Baby Mosha/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
