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Soudan du Sud : Désormais, le français sera enseigné dans les écoles !
Le ministre en charge des affaires présidentielles du Soudan du sud, Dr. Barnaba Marial B., a déclaré lors de la retraite de haut niveau pour le sommet sur le marché commun de la communauté de l’Afrique de l’est (CAE) qui s’est tenu à Arusha, en Tanzanie du 21 au 22 juillet 2022 que son pays a adopté l’apprentissage du français dans les écoles.
Il l’a dit en ces termes : «En ce moment même où nous parlons, nous avons déjà introduit dans notre programme d’enseignement l’apprentissage du swahili et du français.»
En incluant le français dans son programme éducatif, le Soudan du sud vise l’intégration régionale comme le veut les textes fondateurs de la CAE.
Et ceci est plus que louable vu que lors du 41e Conseil ordinaire des ministres tenu au siège de la CAE en Tanzanie, du 22 au 29 novembre 2021, le français avait été adopté comme langue officielle selon l’esprit de l’article 137 de la proposition d’amendement des langues officielles de la CAE.
Le Soudan du sud, pays membre de la CAE, emboîtera ainsi les pas à l’Ouganda, pays au passé anglophone, dans l’apprentissage du français.
Pour le cas de l’Ouganda, il faut préciser qu’avec les efforts de l’ambassade de France ainsi que ses différents partenaires dont l’Alliance Française de Kampala, les statistiques sont en hausse en ce qui concerne les apprenants.
Du nombre de ces partenaires, il y a lieu de préciser que l’université de Makerere, avec son département des langues orientales et européennes, déverse chaque année plusieurs finalistes qui parlent couramment le français et qui peuvent enseigner en retour cette langue dans les écoles primaires et secondaires.
Des 7 pays membres, le français est largement parlé au Burundi, au Rwanda et en république démocratique du Congo.
Et qui dit intégration régionale dit réduction des barrières linguistiques.
Par Claudia I. N. @infoclaudia85
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Kwango–Angola : Un plaidoyer pressant pour la réouverture des frontières afin de sauver l’économie locale
Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, l’organisation BOMOKO UNITY, par la voix de son président national et notable du Kwango, Iris Basuabu Ilembo, plaide pour la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et l’Angola sur l’axe de la province du Kwango.
Datée du 19 mai 2026, cette lettre met en lumière les conséquences socioéconomiques de la fermeture prolongée des postes frontaliers pour les populations vivant dans les territoires de Kahemba, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Le document a également été transmis pour information au Président de la République, à la Première ministre, à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, au Directeur général de la DGM ainsi qu’aux autorités provinciales du Kwango.

Une fermeture aux lourdes conséquences économiques
Dans son plaidoyer, BOMOKO UNITY rappelle que les échanges avec les provinces angolaises voisines constituent depuis longtemps un pilier essentiel de la survie économique des populations frontalières.
Selon la lettre, la fermeture des frontières perturbe gravement les activités commerciales, les mouvements des populations et l’approvisionnement en produits de première nécessité. Cette situation accentuerait la pauvreté, le chômage ainsi que la précarité dans une province pourtant dotée d’importantes potentialités économiques et humaines.
L’organisation estime que la reprise contrôlée des échanges transfrontaliers permettrait non seulement de relancer le commerce local, mais aussi d’améliorer les recettes publiques grâce à l’encadrement formel des activités économiques.
La réouverture des frontières comme levier d’intégration régionale
Le document insiste également sur les liens historiques, culturels et familiaux qui unissent les populations du Kwango à plusieurs provinces angolaises, notamment Uíge, Malanje et Lunda-Norte.
Pour les auteurs de la correspondance, la réouverture des frontières représenterait un véritable facteur d’intégration régionale et de stabilité sociale dans cette partie de la RDC. Ils soulignent qu’une telle mesure contribuerait à réduire les circuits clandestins, à fluidifier les déplacements des populations et à renforcer la coopération économique et sécuritaire entre Kinshasa et Luanda.
BOMOKO UNITY sollicite une mission d’évaluation et un dialogue avec le gouvernement
Au-delà du plaidoyer, BOMOKO UNITY formule plusieurs recommandations aux autorités nationales. L’organisation demande notamment l’examen diligent de la question relative à la réouverture des postes frontaliers, l’organisation d’une mission d’évaluation sécuritaire et administrative ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation impliquant les autorités provinciales et les services spécialisés compétents.
Les signataires sollicitent également une audience auprès du Vice-Premier ministre afin d’échanger directement sur les préoccupations des populations frontalières et d’explorer les pistes d’une réouverture progressive et sécurisée des frontières.
Convaincue que le développement des provinces frontalières passe par une meilleure intégration économique sous-régionale, BOMOKO UNITY espère une réponse favorable des autorités congolaises à cette requête jugée vitale pour l’avenir du Kwango.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
