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Justice : Lettre ouverte du français Pascal Beveraggi au président Félix Tshisekedi

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Monsieur le Président de la République, Votre Excellence,
Je vous adresse la présente en ma qualité de ressortissant français et Président-Actionnaire du Groupe
OCTAVIA LIMITED, détenant plusieurs filiales opérationnelles en République Démocratique du Congo
intervenant dans la logistique minière et employant plus de 2.000 salariés dans ce pays.

Je vous informe avoir suivi avec une grande attention votre discours prononcé le 11 juillet 2022 lors
de la deuxième réunion d’évaluation de l’état de la mise en œuvre des réformes et assignations ministérielles en matière de climat des affaires en République démocratique du Congo.
Au cours de cette intervention, vous avez notamment affirmé que « Le pays a besoin des investisseurs
et des capitaux. Car sans un bon climat des affaires, il sera difficile de capter des investissements sérieux
dans notre pays ».

Ce discours, que l’on ne peut que soutenir dans son principe, contraste manifestement avec ma
situation personnelle et celles de mes sociétés pour lesquelles je vous ai sollicité à plusieurs reprises
depuis août 2020.

En effet, depuis un jugement inique et frauduleux rendu le 25 août 2020 par le Tribunal de commerce de Kolwezi, procédure au cours de laquelle les principes les plus élémentaires de l’Etat de droit ont été violés puisque nous n’avons même pas été convoqués, mes sociétés et moi avons été spoliés de
l’ensemble de nos actifs en République Démocratique du Congo.

Cette procédure « judiciaire » a été initiée par un politicien congolais aux termes d’une grave instrumentalisation de la justice congolaise et de la dénaturation volontaire de plusieurs décisions rendues en France.

Par ailleurs, si nous avons obtenu deux décisions favorables rendues le 11 décembre 2020 et le 11 mars 2022 par la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe, annulant les saisies pratiquées illicitement sur le fondement du jugement de Kolwezi précité, ces décisions n’ont jamais été exécutées et nous n’avons pas récupéré le moindre actif à ce jour. Il m’est d’ailleurs douloureux de constater à cet égard que les décisions judiciaires prononcées en votre nom se heurte dans leur mise en œuvre à certaines résistances et incompréhensions sur la notion d’Etat de Droit que vous vous efforcez cependant de consolider.

Les conséquences de cette absence de sécurité juridique offerte aux investisseurs internationaux sont
préjudiciables en premier lieu pour le peuple congolais. A titre d’exemple, les 2 000 travailleurs employés par mes sociétés en République Démocratique du Congo n’ont pu reprendre le chemin du travail et le financement par mes sociétés de la scolarité de 5.000 enfants congolais et de soins de santé pour 9.000 personnes a été inéluctablement stoppé avec regret.

Dans le même sens, mes avocats et moi avons régulièrement fait l’objet de mandat d’amener dans le seul but de renoncer à faire valoir nos droits et le Directeur Général Adjoint de la société NB MINING AFRICA a été victime d’une tentative d’assassinat à son domicile de Lubumbashi, une bombe artisanale
ayant été déposée dans sa propriété. Ce harcèlement et ces intimidations n’entament en rien ma détermination à recouvrer mes droits et propriétés ; et ce dans le prolongement des décisions
définitives et favorables qui me sont accordées.

Enfin, je suis régulièrement et récemment encore au centre de campagne de presse calomnieuses
basées sur des accusations aussi farfelues qu’infâmes, procédé bien connu dans le chef de nos adversaires. Cela ne me distrait en rien de ma volonté à reprendre mes affaires.

Dans ce contexte, vous comprendrez que le climat des affaires en République Démocratique du Congo deviendra propice aux investissements et capitaux le jour où l’Etat de droit sera respecté,
conformément à votre vision.

Indépendamment de la situation cynique rencontrée par mon Groupe en République Démocratique du Congo, je dresse le constat amer d’un abandon total de l’Etat de droit alors que le rétablissement de celui-ci figurait pourtant au rang des priorités de votre programme présidentiel.

Ma situation personnelle reflète celle de nombreux investisseurs internationaux en République Démocratique du Congo, victimes d’une instrumentalisation politique croissante et laissés à la merci
de prédateurs économiques prêts à biens des accommodements avec l’Etat de droit dont question.

Telle est la réalité du climat des affaires actuel en République Démocratique du Congo, à mon corps défendant.

En vous remerciant de l’attention que vous porterez à la présente et restant à votre entière disposition pour l’évoquer, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très
haute considération.

Pascal BEVERAGGI

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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