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Société

Journée de la Population : L’UNFPA à l’exploitation des opportunités et à la promotion des droits et des choix pour tous

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Le 11 Juillet de chaque année, le monde entier célèbre la Journée mondiale de la Population autour d’un thème d’actualité portant sur les questions de population et de développement. Depuis 1990, l’Assemblée générale des Nations Unies avait décidé de pérenniser cette journée en souvenir du 11 Juillet 1987, date à laquelle la population mondiale avait franchi le cap de 5 milliards d’habitants.

Le thème choisi pour cette année est : « Un monde de 8 milliards d’habitants : vers un avenir résilient. Exploiter les opportunités et garantir des droits et des choix pour tous ». A l’occasion de cette journée, une cérémonie a été organisée au Fleuve Congo à Kinshasa, le lundi 11 juillet 2022.

Représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa) à Kinshasa, Dr Eugène Kongnyuy a, dans son allocution, invité le Gouvernement congolais à offrir les opportunités aux individus à réaliser leurs potentiels. « Les chiffres comptent, mais nous devrions aller au-delà de ces chiffres. Le contrôle démographique n’est pas la solution », a-t-il ajouté dans son speech. Il a ensuite invité le gouvernement de la RDC à adapter son système économique aux besoins de sa population en menant trois actions essentiel. Premièrement, la RDC devrait investir dans les données (la réalisation du second recensement) et dans le capital humain, surtout les plus marginalisées : femmes, jeunes, personnes âgées, personnes handicapées et migrants. Ensuite, le pays devrait mener des politiques centrées sur les populations qui sont actrices du changement. Enfin, le gouvernement congolais devrait adapter son système économique aux besoins de sa population, plutôt que de modifier leur démographie pour l’adapter à ce système.

Tout en sachant que la protection des droits humains, notamment les droits et les choix des individus en matière de reproduction, est le chemin le plus sûr vers la résilience démographique.

Pour que le développement soit durable, la population devrait avoir accès aux services de santé de reproduction, notamment la planification familiale. C’est la seule chose qui va assurer la résilience démographique. Les solutions à court terme visant uniquement le contrôle de la démographie ne fonctionnent clairement pas sur le long terme. Pire, toute tendance à manipuler ou modifier de force la courbe démographique risque de se traduire par des graves violations des droits humains, en particulier les droits et les libertés en matière de reproduction et l’égalité totale entre les femmes et les hommes.

Le gouvernement a été représenté à cette cérémonie par le ministre de Plan, Christian Mwando Kabulo. Au moment de sa prise de parole, ce dernier a saisi l’opportunité pour sensibiliser la communauté nationale sur la nécessité de se prémunir des problèmes démographiques à venir, mais surtout rappeler l’engagement du Gouvernement de la RDC sur les options stratégiques suivantes :

1. Doter le pays des politiques nationales qui prennent en considération la dynamique de la population, les relations entre les sexes, et les relations entre les générations, le bien-être des femmes et l’accès aux services de santé et aux services sociaux. Dans cette perspective, il faut maîtriser l’accroissement de la population pour qu’il soit en adéquation avec la croissance des services sociaux de base ;

2. Disposer impérativement de la Politique nationale de la Population qui mette au centre le bien-être de la population pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable ;

3. Mettre en œuvre, sous le leadership du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le programme de Couverture santé universelle. Ce programme permettra d’améliorer la prise en charge des groupes vulnérables, des femmes enceintes, des accouchements, et des soins au nouveau-né à travers le pays.

Relancée sous le leadership du Président de la République, la campagne nationale pour la tolérance zéro contre la violence basée sur le genre, y compris les questions de prévention contre les exploitations et abus sexuels.

5. Réaliser le deuxième recensement général de la population et de l’habitat qui permettra de connaitre le nombre d’habitants en RDC, mais aussi de regarder au-delà du nombre les facilités d’accès du plus grand nombre aux opportunités, surtout pour les personnes traditionnellement marginalisées.

6. Enfin, poursuivre les réformes pour la capture du dividende démographique, notamment par la promotion des investissements en faveur de la planification familiale, la santé, l’éducation et la politique économique.

Ben Kapajika/Congoprofond.net

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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