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RDC-Rwanda : le nouveau mécanisme de vérification ad hoc sera dirigé par un officier de la République d’Angola

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Aussitôt rentrés à Kinshasa en provenance de l’Angola, le ministre de la Communication et des Médias et le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires Étrangères, Christophe LUTUNDULA, étaient face à la presse ce jeudi 07 juillet 2022. Au menu des échanges, le contenu de la feuille de route des résolutions et perspectives du Sommet Tripartite RDC-Angola-Rwanda.

En effet, une tripartite RDC- Rwanda-Angola s’est tenue ce mercredi 06 juillet 2022 à Luanda en Angola.

En sa qualité du Vice-Premier ministre et ministre des affaires étrangères, Christophe Lutundula Apala a conduit une délégation d’experts sur le sol angolais.

Au terme de cette tripartite, une feuille de route a été déterminée avec comme objectif la cessation immédiate de guerre et le retrait du M23 sur le sol congolais.
« Nous étions en Angola où chacune de deux parties devrait présenter son cahier de charge, ses récriminations, sa vision de la fin de la crise », a indiqué Christophe Lutundula.

D’après lui, ils ont élaboré une feuille de route qui poursuit plusieurs objectifs assortis des actions et activités, un délai accordé aux acteurs pour exécuter ces activités.

Parmi ces objectifs :

Primo, il est question de réchauffer les relations diplomatiques entre la RDC et le Rwanda ;
Secundo, l’instauration d’un climat de confiance entre les Etats de la région et la création de conditions optimales du dialogue et concertation politique pour résoudre la crise actuelle dans l’Est de la RDC.

Et comme actions et activités à entreprendre pour ces objectifs, les deux parties se sont convenues à :
– la cessation immédiate des hostilités et le retrait immédiat du M23 de positions occupées conformément au communiqué final de Nairobi ;
– vaincre les FDLR qui sont à l’origine de tensions entre la RDC et le Rwanda. Ces FDLR jouent un rôle important dans cette crise ;
– créer les conditions nécessaires pour le retour des réfugiés ;
– réactiver l’équipe conjointe de renseignements Rwanda-RDC et fixer les modalités pratiques de lutte contre les FDLR en coordination avec la présidence de la CIGRL et le processus de Nairobi ;
– convoquer la commission conjointe qui se réunit alternativement ;

Tertio, la prévention de violations territoriales et la garantie du respect des engagements pris par les États de la CIGRL.

Et comme actions à poser, il faut :
– la cessation immédiate des hostilités ;
– la présidence en exercice de la CIGRL.

Quarto, la vérification des accusations réciproques de la RDC et du Rwanda.

Comme actions, il faut créer un mécanisme de vérification ad hoc différent des autres mécanismes qui sera dirigé par un officier de la République d’Angola.

Rappelons que cette tripartite sous les auspices de l’Angola a permis aux deux parties de trouver une solution pour décanter cette crise et tension entre la RDC et le Rwanda.

Au sortir de cette tripartite, le Président de la RDC Félix Antoine Tshisekedi a signifié qu’il y a eu de part et d’autre l’intention manifeste d’avancer et de mettre fin à cette crise. Il s’agit de rétablir la confiance entre les deux pays et les deux peuples. Une confiance qui a été rompue alors que tout allait bien dans la voie de la normalisation entre les deux pays.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda et l’ASMECO plaident pour une refondation institutionnelle

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Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine. 

À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions

Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.

L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.

Un mandat présidentiel plus long

Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.

La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.

Les fonctions de souveraineté et la question identitaire

Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.

Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.

Vers un Parlement monocaméral ?

Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.

Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.

Une vision portée par l’ASMECO

À travers l’Association des Métis au Congo (ASMECO), Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. La structure affirme également promouvoir des projets de développement communautaire et l’autofinancement pour soutenir ses actions sociales.

Ces nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de cette organisation citoyenne qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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