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Ultimatum des chefs coutumiers au Rwanda : Le 30 juin est passé, et après ?

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Un ultimatum a été récemment donné par les chefs coutumiers congolais à tous les Rwandais de quitter la RDC. D’après le porte-parole de tous les chefs coutumiers congolais venus en grand nombre pour un sit- in devant le Palais de la Nation, après la remise de leur mémorandum, ces occupants ainsi que leurs affidés du M23 avaient jusqu’au 30 juin 2022 pour quitter le sol de leurs ancêtres.

Des menaces encore réitérées à l’occasion de la commémoration de la mort de Kimpa Vita, célébrée le 2 juillet de chaque année où le Conseil supérieur de l’autorité traditionnelle et coutumière de la République démocratique du Congo (CONATC) à travers son président, Sa majesté Mfumu Difima Ntinu, avait donné un « Préavis zéro » aux Rwandais au cours d’une cérémonie ancestrale des autorités traditionnelles.

Selon Mfumu « Préavis Zéro » est un archange qui n’annonce pas son arrivée mais, qui prend quand il veut.

Mais depuis, plus rien ! La date-butoir du 30 juin 2022 étant largement dépassé ainsi que celui du deuxième ultimatum.

C’est le silence- radio du coté des autorités ancestrales. C’est le calme plat, plus des nouvelles ni les bruits des chefs coutumiers .

Une situation qui a amené Dary Abega à s’interroger comme suit:

« Les Rwandais ont- ils déjà quitté le pays de Lumumba ? Ont- ils déjà quitté nos institutions ? Ont-ils disparu mystérieusement dans la nature ? Quand on connait que la plupart de ces chefs coutumiers ont été nommés et n’ont pas été intronisés par une puissance ancestrale, il faudra de la méfiance envers ces vendeurs des terres ancestrales et d’illusions. Des bourgeois avec parures, plumes de perroquets, cloches et couvertures rouges sur les épaules. Qui ont perdu leur véritable valeur pour cause du lucre. À quoi donc a servi leur démonstration de force sur les artères de la capitale ? À rien ! Des intimidations à deux balles. ’’Mangungu’’. Puisque les Rwandais continuent toujours de nous narguer. Et ils n’ont toujours pas quitté le pays qu’ils ont conquis par les armes il y a 25 ans de celà. Chefs coutumiers congolais oyéee ! Vous aussi, êtiez déjà tombés dans la compromission avec nos ennemis ? « 

En théorie de négociation, un principe voudrait que l’on fasse des menaces si seulement on est en mesure de les mettre en exécution.

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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