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RDC : Denise Nyakeru remet des diplômes à plus de 100 médecins formés en drépanocytose
Au total, 121 lauréats de la 2eme promotion du diplôme interuniversitaire en drépanocytose ont reçu des mains de l’épouse du Chef de l’Etat, Mme Denise Nyakeru Tshisekedi, leur diplôme à l’occasion d’une cérémonie organisée dans la salle de promotion de l’Université de Kinshasa.
Cheminement d’un cursus offert avec la participation de la K.U. Leuven, l’Université Libre de Bruxelles et l’Université Paris Est Créteil, et grâce à l’appui de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi, ce diplôme interuniversitaire est une réponse aux écueils relevés dans la prise en charge de la drépanocytose en République démocratique du Congo, en particulier celui portant sur l’insuffisance du personnel formé en la matière.
Les heureux lauréats sont désormais outillés dans la prévention, le diagnostic et la prise en charge des drépanocytaires. La Première Dame de la République, qui s’exprimait au nom de sa fondation, les a félicité.
« Aux heureux lauréats, je présente, toutes mes sincères félicitations pour avoir accompli ce grand pas qui réduit le gap de connaissance sur la drépanocytose et qui augmente le nombre d’unités dans l’armée déployée dans la lutte sans merci engagée contre cette maladie ».
Consciente des conséquences néfastes de la maladie sur la société, la présidente de la Fondation DNT a appelé, en présence des ministres de la santé, de la recherche scientifique et de l’enseignement supérieur et universitaire, à une implication collective pour barrer la route à la première maladie génétique au monde.
Pour rappel, par des actions d’assistanat et de plaidoyer, Denise Nyakeru Tshisekedi, au travers de sa fondation, a fait de la lutte contre la drépanocytose son cheval de bataille. Elle a notamment soumis en 2020 au gouvernement un plaidoyer pour la lutte contre la drépanocytose en RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
