À la Une
L’UNC Stéphane Mashukano formel : « Kagamé est en perte de vitesse et va vers sa chute !»
Digérant mal les propos du président de la République rwandaise, Paul Kagamé, qui se considère victime de la guerre dans l’Est de la RDC, Heri Mashukano Stéphane, secrétaire interfédéral du parti politique Union pour la nation congolaise (UNC) au Nord-Kivu et coordonnateur de l’Union Sacrée dans la même province, est monté au créneau ce mercredi qualifiant cette sortie médiatique de « raté ». Il souligne même que le président Kagame a manqué l’occasion de se taire pour une fois de plus.
« C’est une nouvelle sortie ratée de la part de Kagame. Il a manqué la chance de se racheter, mais du moins il ne peut plus se racheter par ce qu’un léopard mourra toujours dans sa peau… Je ne sais pas si Monsieur Kagame pense que le monde tourne autour de lui. Je l’ai souvent dit que Hitler était arrogant, mais il avait fini dans l’acide. Monsieur Kagame doit éviter de terrasser le monstre de peur qu’il ne se réveille et qu’il lui demande des comptes », explique-t-il.
Heri Mashukano Stephane rappelle au président Rwandais que la RDC n’est pas « une sorte de chasse gardée pour lui ».
A l’en croire, le Rwanda, ou mieux son président ne fait pas peur aux Congolais. « Tout ce qu’il fait, souligne-t-il, c’est faire peur à soit même et à sa politique d’occupation ».
Pour cet acteur politique du Nord-Kivu, le président Kagame doit comprendre que tenter de déplacer les bornes est une malédiction. « Heureusement pour nous il tente, mais il n’y parviendra pas et nous sommes tous mobilisés pour faire échec à son projet machiavélique », souligne Heri Mashukano Stephane.
Dans la foulée, Heri Mashukano Stéphane renseigne que Kagame est un homme en perte de vitesse. Selon lui, il y eut un temps Kagame était le coq de la région des Grands Lacs, mais actuellement il n’a plus ses capacités. « A un certain moment il se prenait pour l’homme fort de la région. Mais aujourd’hui, il est en train d’y laisser ses plumes ; ce n’est plus le même Kagame , c’est un monsieur en perte de vitesse quand vous voyez ce qui se passe autour de lui et même dans son pays tout est claire Kagame va vers sa chute ! », lâche l’interfédéral de l’UNC au Nord-Kivu.
Pour rappel, sur demande de l’Union Africaine, une rencontre entre le président Congolais Felix Antoine Tshisekedi et son homologue Rwandais est prévue ce mercredi à Lusaka en Angola. Déjà, cette rencontre alimente le débat sur la toile coté congolais, plusieurs groupes et mouvements recommandent au président de la République de ne pas signer un quelconque accord avec le Rwanda au sujet de la situation sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Franck Kaky/CONGOPROND.NET
À la Une
Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
