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Lubumbashi : Marche de soutien de l’Union Sacrée aux FARDC et collecte de fonds pour les combattants au front 

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Les partis et associations politiques, membres de l’Union Sacrée, ont pris d’assaut les artères de la ville de Lubumbashi, ce samedi 25 juin 2022, sous l’égide du gouverneur de province Jacques Kyabula Katwe, représenté par son adjoint Jean Claude Kamfwa, pour soutenir le commandant suprême des forces armées de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, et les FARDC qui sont entrain de défendre l’intégrité territoriale à l’est du pays face au mouvement terroriste du M23.

Cette grande marche est partie de la Grand place de la poste pour chuter au bâtiment du 30 juin, siège de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga.

Dans son intervention, le coordonnateur adjoint de l’Union Sacrée a rendu un vibrant hommage au président Félix Tshisekedi pour les efforts consentis dans la pacification de la partie Est qui fait face à l’agression du mouvement rebelle M23 soutenu par le Rwanda.

Jean Marie Tshilumbu a encouragé les FARDC pour les efforts et le sacrifice consentis loin de leurs familles, à la recherche de la paix au nord et sud Kivu et en Ituri. Il a invité la communauté internationale à soutenir les efforts de la République Démocratique du Congo afin de mettre fin à la guerre lui infligée par les ennemis de la paix.

Pour sa part, le vice-gouverneur de province, Jean-Claude Kamfwa, au nom du gouverneur Jacques Kyabula, coordonnateur de l’Union Sacrée, a félicité les partis politiques membres de l’Union Sacrée pour la forte mobilisation derrière le président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, dans la matérialisation de sa vision et sa réélection en 2023. Le numéro 2 du Haut-Katanga a condamné de vive voix l’agression de la République Démocratique du Congo par le Rwanda. Kamfwa Kimimba a ensuite lancé officiellement la campagne de collecte de fonds pour soutenir les forces armées.

Les partis politiques et une foule immense ont répondu massivement à cette campagne qui consiste à soutenir matériellement les forces armées de la République Démocratique du Congo.

Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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