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Ituri: CODECO/URDPC présente officiellement son acte de cessation des hostilités
La faction Union des révolutionnaires pour la défense du peuple congolais URDPC de la milice CODECO, active dans le territoire de Djugu, a présenté officiellement ce mercredi 15 juin au Gouverneur militaire de l’Ituri, son acte de cessation des hostilités.
L’engagement pour un cessez-le-feu a été pris à l’issue du dialogue intra-communautaire des membres de l’ethnie Lendu à laquelle appartiennent la majorité des combattants. Celle-ci s’est réunie à Rethy/Kpandroma du 1er au 04 juin 2022.
L’URDPC qui est la plus importante faction de cette rébellion, est jusque-là la seule à avoir accepté de mettre fin aux attaques contre les civils ainsi que les positions de l’armée nationale sur les 6 que compte ce mouvement CODECO, tout en se « réservant le droit de riposter en cas d’une provocation ».
Tout en reconnaissant « les souffrances infligées aux habitants de Djugu » par une guerre importée de l’extérieur et considérant le dialogue comme une voie royale de règlement des conflits, ce groupe armé ayant endeuillé l’Ituri depuis 2017 s’est décidée d’adhérer au processus de paix.
CODECO a de l’occasion invité le gouvernement congolais à « s’assumer » pour un aboutissement heureux de ce processus.
De son côté, l’association culturelle Lori qui regroupe les membres de la communauté Lendu a souhaité l’accélération du programme de désarmement P-DDRCS au profit de cette milice ou à défaut, créer un programme d’encadrement transitoire.
Le Lieutenant-Général Luboya N’kashama, gouverneur militaire, de cette province placée sous état de siège, qui a reçu le document portant acte d’engagement unilatéral, a salué la bonne volonté de CODECO, avant d’inviter d’autres communautés ethniques qui regorgent des groupes de milices, à emboîter le pas.
« En cessant les hostilités, ils offrent le plus beau cadeau au pays », s’est exclamé l’autorité provinciale.
La cérémonie s’est déroulée en présence du chef de Bureau de la MONUSCO, partenaire à ce processus, des administrateurs des territoires d’Irumu et Djugu, des membres de la communauté Bira, etc.
La milice CODECO devient ainsi la deuxième à présenter son acte d’engagement à un cessez-le-feu après la Force patriotique et integrarioniste du Congo (FPIC) fin mai dernier, dans une province qui en compte plusieurs autres, notamment l’autodéfense Zaïre, les Ougandais de l’ADF ainsi que différents groupes Maï Maï basés dans le territoire de Mambasa.
Via buniactualite.com
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Affaire UBA : L’ancien employé Glody Aleko Kibwila conteste les accusations et évoque un possible piratage
L’affaire opposant la United Bank for Africa (UBA) à son ancien employé, Glody Aleko Kibwila, continue de faire couler beaucoup d’encre. Au cœur du dossier figurent des accusations d’abus de confiance formulées par la banque, que l’intéressé rejette catégoriquement.

Selon ses proches, les difficultés ont commencé après son licenciement par UBA, une décision qu’il considérait comme abusive. Déterminé à faire valoir ses droits, il avait saisi l’Inspection générale du travail afin de contester cette mesure.
Parallèlement, des soupçons portant sur de prétendues fausses factures et des paiements irréguliers liés aux services SMS Banking et Visa ont émergé au sein de la banque. Informé de ces accusations alors qu’il séjournait en Europe, Glody Aleko Kibwila serait rentré volontairement en RDC afin de répondre aux interrogations des enquêteurs.
La thèse du piratage
D’après sa famille, plusieurs séances de confrontation organisées dans le cadre de l’instruction auraient mis en évidence un possible piratage de son compte professionnel.
L’ancien employé affirme n’avoir jamais envoyé certains messages utilisés contre lui dans le dossier. Il soutient également qu’il ne disposait pas seul des prérogatives nécessaires pour valider certaines opérations financières incriminées.
Avant même son arrestation, il avait saisi le Conseil national de cybercriminalité afin de dénoncer ce qu’il considère comme une usurpation d’identité numérique.
Une version attendue de l’UBA
Alors que la famille de Glody Aleko Kibwila maintient la thèse d’une erreur judiciaire, l’opinion publique attend désormais la version officielle de l’UBA sur les circonstances ayant conduit à la plainte déposée contre son ancien collaborateur.
La banque pourrait notamment apporter des éclaircissements sur les éléments techniques et financiers qui fondent les accusations portées dans cette affaire devenue très médiatisée.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
