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Kinshasa : La marche « Tolembi Molili » pour l’accès à l’électricité écourtée par la police !

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Malgré le bouleversement de l’itinéraire par les éléments de la police congolaise, la société civile a marché pacifiquement, ce jeudi 2 juin 2022, pour exiger l’amélioration des conditions d’accès à l’électricité en RD Congo. Cependant, les manifestants ont été contraints d’écourter leur trajet jusqu’au niveau de la station essence Ariana, située sur l’avenue Huilerie, à moins de 200 mètres du point de départ !

Vêtus de polos noirs avec des bougies en mains, portant des calicots et banderoles, sur fond des mégaphones et d’une fanfare, les Kinois ont exprimé leur mécontentement sur la mauvaise gouvernance dans le secteur de l’énergie.  » Le courant est notre droit garanti par la constitution dans son article 48. Mais pourquoi nous souffrons dans le noir ? « , ont scandé les manifestants.

A la clôture de la marche, le coordonnateur de la CORAP, Emmanuel Musuyu, a exprimé tout son regret.  » Pas d’électricité, pas de développement.
La situation d’accès à l’électricité dans la ville-province de Kinshasa et sur l’ensemble du territoire national, continue à se dégrader et cela inquiète fortement les populations et les acteurs sociaux. Alors que la constitution stipule en son article 48 que : « le droit à un logement décent, le droit d’accès à l’eau potable et à l’énergie électrique sont garantis », la situation sur terrain est plus qu’alarmante.
Pour ce faire, il est constaté aujourd’hui que la qualité des services pour l’accès à l’électricité continue à se dégrader… »

Pour lui, cela se fait remarquer par :
● L’absence d’une politique nationale de l’énergie ;
● La non-finalisation de la réforme de la SNEL et du secteur de l’énergie ;
● L’absence d’une planification énergétique dans la province de Kinshasa ;
● Le paiement des frais pour l’éclairage public par les ménages, sans résultat
palpables dans plusieurs quartiers de Kinshasa ;
● Le non-paiement par les institutions publiques des factures de l’électricité
consommée à la SNEL ;
● Les coupures intempestives sans informer au préalable la population ;
● La vétusté des câbles et des cabines qui alimentent certains quartiers ;
● Le phénomène départ unique qui favorise la distribution du courant électrique au
plus offrant ;
● Le payement des factures non consommées (facturation forfaitaire de
l’électricité), en violation des dispositions de la loi n°14/011 relative au secteur de
l’électricité ;
● L’émission par la SNEL des factures exorbitantes malgré l’absence du courant
permanent ;
● La recrudescence de l’insécurité par manque d’électricité ;
● L’exposition de la population kinoise aux risques d’incendies et électrocution dû
à la mauvaise qualité du réseau de distribution ainsi qu’à la qualité de
l’électricité de la SNEL, etc.

Cette situation a une incidence négative directe sur tous les secteurs de la vie nationale, à
savoir : la santé, l’éducation, les petits commerces (malewa, les vivres frais, dépôts des
boissons, transformation des produits issus du maraîchage et autres), sans oublier l’accentuation de la délinquance juvénile, communément appelée « Kuluna ».

 » Face à ce qui précède, les acteurs de la Société Civile et les populations kinoises tiennent
à lancer une campagne à partir du jeudi 02 juin 2022, jour de la marche « Tolembi Molili », pour exiger l’amélioration des conditions d’accès à l’électricité des populations
Kinoises et congolaises en général.

Cette mobilisation de revendication citoyenne avait pour cibles les autorités du pays, notamment le ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité. La société civile lui a expressément demandé de :
● Accélérer l’application du volet énergie dans le Programme de développement de
145 territoires ;
● Doter des moyens nécessaires à l’Agence Nationale d’Electrification et des services
énergétiques en milieu Rural et périurbain « ANSER », pour favoriser les
investissements dans la production de l’électricité ;
● Mettre en place la politique tarifaire, pour régler le problème de la facturation
forfaitaire qui contraint les populations de payer de l’électricité avec ou sans accès
à l’électricité.
● Amélioration de la gestion de l’entreprise SNEL, en faveur d’une politique efficace de maintenance des infrastructures énergétiques, pour améliorer la qualité de ses services ;
● Finaliser la réforme de la SNEL, pour favoriser la segmentation des activités au
niveau de la SNEL (Production, transport et commercialisation), pour maximiser le
rendement en faveur de l’amélioration de la qualité de l’électricité. « C’est possible pour la RDC d’atteindre l’accès pour tous à une énergie propre, durable,
fiable et à moindre coût. Pour ce faire, le pays doit miser sur les énergies renouvelables
décentralisées. En attendant comme la situation ne change pas, les populations
congolaises sont résolues de se prendre en charge pour exiger plus
d’amélioration sur fond du cri TOBOYI MOLILI !

Desire Rex Owamba/CONGO PROFOND. NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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