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Actualité

Lualaba : remaniement du gouvernement provincial, les exploitants miniers satisfaits de la nomination de J. Kaumba

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Le matin de ce lundi 30 mai 2022 était exceptionnel à Kolwezi. Sous l’air frais et une ambiance festive, une marée humaine des exploitants miniers artisanaux a pris d’assaut toute l’esplanade du gouvernorat de la province du Lualaba, pour exprimer leur gratitude à la gouverneure intérimaire, Fifi MASUKA Saini, pour avoir nommé au poste de ministre des mines, maître Jacques KAUMBA, fils du terroir et grand exploitant minier artisanal.

Il s’agit des creuseurs de différentes zones d’exploitation artisanale ( carrières minières) de toute la province du Lualaba, qui s’étaient activement mobilisés pour aussi montrer tout leur soutien qu’ils apportent au nouveau ministre et lui confirmer qu’ils l’ont accepté à la tête de leur secteur.

Devant l’autorité provinciale, les exploitants miniers artisanaux ont, par leur représentant, promis de soutenir indéfectiblement le nouveau patron des mines en province et ont fait le vœu de ne pas le décevoir.

Fifi MASUKA les a demandé d’accompagner leur nouveau ministre, qu’elle-même appelle « le choix de Dieu ».

« Comme vous m’avez montré votre joie, je sais qu’au ciel il y a aussi cette même joie. C’est Dieu qui l’a choisi et je crois qu’il va beaucoup organiser votre secteur, pour vous permettre de bien travailler et subvenir aux besoins de vos maisons. Obéissez-le et soutenez-le. » s’est exprimé, Fifi MASUKA.

Maître Jacques KAUMBA, n’est pas un nouveau dans le secteur minier. Il y compte plus de 20 ans d’expérience; ce qui fait de lui, un homme digne de confiance. Très proche des exploitants miniers artisanaux, il maîtrise pertinemment bien leurs difficultés majeures et a des solutions idoines pour les résoudre.

Nommé à ce poste par l’arrêté du gouverneur a.i, maître Jacques KAUMBA devient le remplaçant de Jean-Marie Tshizainga, pour lequel ses proches collaborateurs ont manifesté leur mécontentement et critiqué la décision du gouverneur a.i de réaménager son gouvernement.

Rappelons que le nouveau gouvernement réaménagé, est composé de 10 ministres et 8 commissaires généraux du gouvernement. Ils sont nommés, après 1 année et 5 mois d’intérim que joue Fifi MASUKA, depuis que le gouverneur Muyej est bloqué à Kinshasa pour des raisons politiques.

Gédéon ELONGA/CONGOPROFOND.NET

Politique

« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain

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S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.

1. Satisfaction de la C64

Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».

2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »

Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »

3. Prochaine étape : jeudi 4 juin

La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.

Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.

Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?

Blaise ABITA

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