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Diplomatie

World Economy Forum : Denis Christel Sassou N’Guesso représente le Congo Brazzaville à Davos

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Denis Christel Sassou NGuesso, ministre congolais de la coopération internationale et du partenariat public-privé, ce 25 mai 2022, à Davos, en marge de l’ouverture des travaux de World Economy Forum, a échangé avec plusieurs personnalités étrangères. Les questions du développement économique du Congo ont meublé ces échanges.

Les débats, en présentiel, de cette édition 2022 portent sur la préparation de l’humanité aux potentiels événements de demain, avec des annonces sur l’équité d’accès aux vaccins ou encore la meilleure façon de surveiller les futures pandémies.

La résilience de l’économie mondiale face à la pandémie de coronavirus, fait partie des sujets de discussion brûlants dans les Alpes suisses. C’est dans ce contexte que le ministre de la coopération internationale et du partenariat public privé, qui participe à ces assises de Davos, en Suisse, multiplie les contacts et rencontres d’affaires, dans le but de mobiliser les investisseurs et de vendre la destination Congo.

Il s’est entretenu avec l’américain John Kerry. Il a, aussi, eu des entretiens avec le ministre des affaires étrangères de l’Arabie Saoudite, Faisal Bin Farhan Al Saud.

Denis Christel Sassou NGuesso a pris langue et date, également, avec Mochcine Jazouli ministre marocain en charge des investissements, en vue d’ouvrir une perspective porteuse d’espoir en faveur de la République du Congo.

24 heures avant, le ministre de la coopération internationale a accompli le même rituel, cette fois ci, avec Sultan Ahmed Bin Smyem, PDG de DP World.
Avec tous ses interlocuteurs, il a vanté les immenses potentialités et perspectives d’investissements, ainsi que les atouts économiques qu’offre le Congo.

Le Forum économique mondial se tient à Davos en Suisse dans un contexte particulier à bien des égards. En 50 ans d’histoire, ce forum n’a jamais été confronté à des enjeux aussi inédits qu’en 2022 : le monde se remet d’une pandémie globale, s’efforce de contenir l’impact dévastateur de la crise climatique et navigue dans une tempête géopolitique à cause de crise de l’Ukraine.

Achille Tchikabaka/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Ukraine-Afrique : Kiev veut dépasser les 6,7 milliards USD d’échanges commerciaux avec l’Afrique

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À l’occasion de la Journée de l’Afrique, célébrée le 26 mai à l’Académie diplomatique Hennadii Oudovenko relevant du ministère ukrainien des Affaires étrangères, l’Ukraine a affiché sa volonté de renforcer ses relations politiques, économiques et sécuritaires avec les États africains. Prenant part au forum « Ukraine – Afrique : le Passé, le Présent et l’Avenir des Relations », le chef de la diplomatie ukrainienne, Andrii Sybiha, a livré un plaidoyer en faveur d’un partenariat « pragmatique et mutuellement bénéfique » entre Kiev et le continent africain.

L’Ukraine et l’Afrique unies contre le néocolonialisme

Dans son allocution, Andrii Sybiha a rappelé que la Journée de l’Afrique symbolise « la victoire contre le colonialisme » et l’unité des peuples africains. Établissant un parallèle entre les luttes historiques africaines et la guerre que mène actuellement son pays, le ministre ukrainien a estimé que l’Ukraine comprend « mieux que quiconque » la valeur de la souveraineté et de la liberté face à « une agression néocoloniale ».

Le chef de la diplomatie ukrainienne a également insisté sur le rôle majeur que peut jouer l’Afrique dans les efforts internationaux pour la paix. Il a appelé à une mobilisation commune contre la désinformation et l’influence russe sur le continent, évoquant notamment le recrutement illégal de mercenaires africains par des réseaux liés à Moscou.

« Cette pratique doit être arrêtée. Il s’agit de sauver des vies », a-t-il déclaré avec fermeté.

Kiev mise sur l’essor économique et humain de l’Afrique

Qualifiant le XXIe siècle de « siècle de l’Afrique », Andrii Sybiha a dénoncé les visions stéréotypées encore portées sur le continent. Selon lui, l’Afrique représente aujourd’hui l’un des principaux moteurs de croissance mondiale grâce à ses ressources naturelles, son dynamisme économique et surtout son capital humain.

L’Ukraine entend ainsi devenir un partenaire fiable de cette « Renaissance africaine ». Le ministre a souligné l’ouverture du président ukrainien Volodymyr Zelenskyy au dialogue avec les dirigeants africains ainsi qu’avec African Union.

Évoquant les liens historiques entre Kiev et plusieurs pays africains, Andrii Sybiha a rappelé que des ingénieurs et scientifiques ukrainiens avaient contribué au développement industriel de nombreux États africains au XXe siècle. Il a notamment cité des infrastructures emblématiques comme le Haut barrage d’Assouan en Égypte ou encore le complexe sidérurgique d’Ajaokuta au Nigeria.

Offensive diplomatique ukrainienne sur le continent africain

Le ministre ukrainien a annoncé l’ambition de son pays de dépasser le volume commercial de 6,7 milliards de dollars enregistré avant la guerre. Pour atteindre cet objectif, Kiev multiplie les initiatives diplomatiques sur le continent.

Huit nouvelles ambassades ont récemment été ouvertes en Afrique, portant à 18 le nombre total de représentations diplomatiques ukrainiennes. De nouveaux projets d’implantation sont également envisagés, notamment une ambassade en Zambie ainsi qu’un consulat général au Cap, en Afrique du Sud.

« L’Ukraine considère l’Afrique non comme un objet d’aide, mais comme un acteur égal et puissant de la politique mondiale », a affirmé Andrii Sybiha.

Selon lui, l’Ukraine souhaite proposer des solutions technologiques concrètes dans plusieurs secteurs stratégiques, avec une approche fondée sur le bénéfice mutuel et le partenariat d’égal à égal.

Sécurité, agriculture et numérique : les trois piliers de la stratégie ukrainienne

Le chef de la diplomatie ukrainienne a présenté une vision baptisée « Ukraine — partenaire stratégique pour le développement durable de l’Afrique — 2063 », en référence à l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Cette stratégie repose sur trois axes majeurs.

– Le premier concerne la sécurité alimentaire. L’Ukraine veut aller au-delà du simple rôle d’exportateur de céréales pour devenir un partenaire technologique capable d’accompagner la modernisation agricole africaine, notamment dans les infrastructures ferroviaires, portuaires et énergétiques.

– Le deuxième pilier porte sur la sécurité et la cybersécurité. Fort de son expérience acquise dans le conflit avec la Russie, Kiev propose son expertise dans la lutte contre les drones, la guerre électronique ainsi que la protection des systèmes numériques. Un projet d’alliance cybernétique régionale et un centre de surveillance contre la désinformation russe figurent parmi les initiatives annoncées.

– Enfin, le troisième volet concerne la transformation numérique et la formation. L’Ukraine souhaite partager son expérience dans la digitalisation des services publics à travers la plateforme Diia et développer des partenariats universitaires pour former une nouvelle génération de spécialistes africains.

Pour Andrii Sybiha, l’Afrique ne doit plus être perçue sous l’angle de l’assistance humanitaire, mais comme un espace stratégique de coopération internationale.

« Ensemble, nous sommes capables de construire un espace entièrement nouveau de sécurité et de développement », a conclu le ministre ukrainien.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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