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RDC : Déjà en ordre de bataille, le MCU Civuila Ilunga pose une condition pour soutenir Fatshi en 2023 !
Ouverts le samedi 14 mai, les États-généraux du Mouvement des Congolais Unis (MCU) se poursuivent ce lundi 16 mai 2022 à Kinshasa. Y prennent part, les cadres inter-federeaux, fédéraux et nationaux de cette formation politique membre de l’Union Sacrée.
À l’ouverture de ces assises Jean-Paul Civuila Ilunga a invité les participants de son parti à abattre un travail de fond, en mettant un accent particulier sur les élections générales prévues en 2023. Pour le numéro 1 du MCU, ces assises seront porteuses d’une vision claire sur le processus électoral de 2023 et annonceront un programme ambitieux de ce parti pour les élections à venir.

S’agissant du candidat à la présidence de 2023, Jean-Paul Civuila pose une condition pour soutenir l’actuel président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, à l’élection présidentielle de 2023. Pour lui, le MCU soutiendra la candidature de Félix Antoine Tshisekedi à la seule condition qu’il soit » Indépendant ». » S’il est candidat de l’UDPS, le MCU présentera son propre candidat ! », a-t-il souligné.
Concernant l’actualité politique nationale, le patron du MCU est revenu sur le bilan du premier ministre SAMA LUKONDE. Tout en le jugeant négatif, il a demandé haut et fort sa démission et celle de son gouvernement.

Fidèle à son cheval de bataille, Jean-Paul Civuila a réiteré son appel au président Tshisekedi, lui demandant de se débarrasser de ses amis dans son entourage. » Je voudrais revenir sur une situation avant de passer à un autre point. Ce pays ne peut être dirigé, si le président ne nous écoute pas. Nous avons parlé du Premier ministre, nous avons parlé de l’entourage du président… », souligne-t-il.
A travers ces États généraux, convient-il de souligner, le MCU se met en ordre de bataille et démontre sa détermination de participer aux élections 2023 avec sérénité pour une victoire.
Notons que ces assises prendront fin ce mardi 17 mai à Kinshasa.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
