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Concert Wenge Musica 4×4 : Imbroglio entre Bracongo, Bralima et stade des Martyrs !
L’événement annoncé avec pompe, le concert de réconciliation du groupe Wenge Musica BCBG 4×4 pour ce 30 juin, date coïncidant avec la commémoration du 62ème anniversaire de l’indépendance de la RDC, connait déjà quelques balbutiements.
En effet, d’après une correspondance parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, le gestionnaire du stade des Martyrs a déclaré, tout haut, qu’aucun accord n’a été conclu entre parties au sujet de l’organisation de ce concert du 30 juin.
Par ailleurs, souligne toujours le gestionnaire du stade, il aurait appris que le promoteur dudit événement aurait conclu un contrat de sponsoring avec la société brassicole Bralima au sujet de ce concert, pourtant, il existe un contrat déjà signé entre son site et la Bracongo. « Ce contrat publicitaire est une exclusivité !« , martele-t-il.
En définitive, s’interrogent les observateurs, Wenge Musica BCBG 4×4 avec la Bralima, le stade des Martyrs avec la Bracongo (contrat d’exclusivité), quel est le sponsor qui sera écarté au risque des poursuites judiciaires pour non respect des clauses ? Qui vivra verra !
Baby Mosha/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
