Actualité
Procès « Alesh/Bracongo » : Nouveau renvoi pour connexité des faits
Le procès qui oppose le chanteur Alesh à la Bracongo était au rendez-vous ce 5 mai à la cour d’appel de Kinshasa/Matete.
Encore une fois, toutes les parties étaient présentes et ont comparu, en l’occurrence le rappeur Alain Chirwisa Kaposo alias « The King Alesh », la Bracongo SA, 360 Communication SARL et la SOCODA.
A cette audience, la 360 Communication SARL, intervenante forcée, a produit un acte d’appel. Cette agence de publicité a souligné que les faits et les parties étant les mêmes, il y avait lieu de faire jonction de l’affaire avec la principale.
Pourtant, pour la cour, l’affaire était déjà mise en état et prête pour être plaidée.
Consternée, la partie Alesh a expliqué à la Cour que l’appel en question est de nature dilatoire mais puisqu’il y a connexité des faits, elle a prié la Cour de renvoyer l’affaire pour analyser la jonction.
Ainsi, de commun accord avec toutes les parties, l’affaire est renvoyée au 19 mai prochain avec engagement ferme de plaider.
Rappelons que Alesh a accusé la Bracongo d’utilisation abusive de son œuvre « Youyou » dans l’une de ses publicités sur sa page Facebook « Yaka ».
Avant l’audience de ce jeudi, The king Alesh avait écrit ceci dans ses réseaux sociaux : « Je me rends, dans quelques jours, à Bordeaux au siège du groupe Castel, maison mère de la Bracongo SA, pour établir certaines responsabilités au niveau interne. Des rendez-vous également prévus à la commission Européenne, à la Sacem et avec des médias internationaux dont BBC Afrique, France 24, TV5MONDE. Un collectif d’avocats Britanniques, Français et Hollandais a accepté de se joindre à ce bras de fer que la Bracongo perdra dans pas longtemps… »
Baby Mosha/CONGOPROFOND.NET
Politique
Andy Bemba charge Joseph Kabila : « Une incohérence politique au service d’intérêts cachés »
Dans une sortie médiatique au ton incisif, Andy Bemba, président national du parti « Nouvelle Pensée » (NP), s’est exprimé ce vendredi 1er mai 2026 à la suite du discours de Joseph Kabila, intervenu après les sanctions qui lui ont été infligées par les États-Unis. Cette réaction s’inscrit dans un contexte politique particulièrement délétère, marqué par des tensions persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo. « Ces sanctions américaines renforcent ma détermination à défendre la RDC », a déclaré l’ancien chef de l’État.
Selon Andy Bemba, les propos de Joseph Kabila traduisent une contradiction manifeste, voire une duplicité politique difficilement défendable. « Lorsque le président honoraire parle de dictature tout en semblant s’aligner avec une rébellion impliquée dans les violences à l’Est, cela révèle une incohérence majeure dans son discours », a-t-il affirmé, dénonçant une posture qu’il juge à la fois ambiguë et stratégiquement orientée.
L’ancien président, qui a dirigé le pays durant près de deux décennies, se retrouve aujourd’hui au cœur de vives critiques, notamment en raison de positions jugées paradoxales. Pour Andy Bemba, cette attitude est d’autant plus problématique qu’elle émane d’une figure ayant longtemps incarné l’autorité suprême. « Un patriote, et plus encore un ancien président après 18 ans de pouvoir, ne peut agir de la sorte », a-t-il martelé, soulignant une dissonance entre les discours et les actes.
Au-delà de la critique politique, Andy Bemba va plus loin en prêtant à Joseph Kabila des motivations moins avouables. « Derrière le discours sur la dictature se cache en réalité la défense d’intérêts personnels », a-t-il soutenu, évoquant une instrumentalisation du registre démocratique à des fins stratégiques.
Cette charge, aux accents particulièrement sévères, met en lumière les fractures profondes qui traversent la scène politique congolaise. Elle interroge également la crédibilité des prises de position des anciens dirigeants, surtout lorsqu’elles s’inscrivent dans des dynamiques perçues comme contraires à l’intérêt national.
Dans un climat politique où les discours rivalisent avec les non-dits, la frontière entre conviction et calcul semble plus que jamais ténue, laissant planer le doute sur la sincérité des engagements affichés.
Blaise Abita Etambe / CongoProfond.net
