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Kasaï : Le président sectionaire de l’UDPS jeté à la prison centrale de Tshikapa !
Le parti présidentiel, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Sociale(UDPS)/ fédération du Kasaï 3, est dans une forte tourmente. Son président sectionaire dans le secteur de l’entre Kasaï-Lunyeka et chef dudit secteur en fonction, Kalenga Dianyama, est aux arrêts depuis le jeudi 28 avril 2022 et mis sous MAP à la prison centrale de Tshikapa.
Selon son avocat sur place, ce cadre de l’UDPS est aux arrêts pour les faits qu’il ignore, fabriqués par les ennemis de ce parti présidentiel. Il cite une main noire de deux politiciens du Kasaï.
“Mon client est victime de son savoir-faire dans son entité. Il a refusé de comploter contre sa base. C’est pourquoi, ils ne veulent pas de lui. Il est innocent. Même le magistrat avait du mal à le retenir au parquet lors de son premier appel. Comme cette fois-ci, il a reçu des appels, voilà pourquoi il a agi injustement aujourd’hui…”, a precisé son avocat.
Puis d’ajouter : «Un député national élu dans le territoire de Tshikapa-Kamonia et une autorité politico-administrative provinciale, tous deux, membres d’un même parti politique et regroupement politique du FCC, sont derrière tout ça. Ils disent qu’ils sont membres de l’Union Sacrée de la Nation, alors qu’ils n’ont jamais adhéré officiellement à la vision du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi.»
Puis de révéler que lors des élections de 2018, cette autorité politico-administrative de la province et un élu député national du territoire de Tshikapa-Kamonia, avaient dans leur meeting électoral déclaré que «si Félix-Antoine Tshisekedi est élu président de la République, nos mains doivent être coupées. Pour nous, c’est Shadary ou rien ». Ces derniers, souligne l’avocat, à travers leurs membres, ont déchiré les insignes (drapeaux, banderoles, etc. de l’UDPS) juste après la fin du mariage FCC-CACH, continuant à combattre le chef de l’État en cachette.
Du côté de l’UDPS, ses militants de Tshikapa se disent très fâchés et exigent sa libération sans aucune condition. Au cas contraire, une marche sera décrétée pour dénoncer cet acte biaisé posé par ce magistrat qu’ils qualifient de « corrompu ». Ils demandent, par ailleurs, l’implication du chef de l’État pour que ce cadre de l’UDPS soit remis dans ses droits, car il a été toujours combattu depuis sa nomination par le gouverneur Dieudonné Pieme.
Clementus Lusamba Lua Mbombo/CONGOPROFOND.NET