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Négation de la guerre en RDC : L’IGF Alingete attendu à l’Assemblée nationale !
« Soyez-en rassurés, il n’y a pas la guerre au Congo, il n’y a pas d’insécurité au Congo. Nous regardons la guerre à la télévision. C’est une situation à plus de 2 milles kilomètres des institutions ». Tel est l’extrait des propos tenus récemment par Jules Alingete, chef de service de l’inspection générale des Finances (IGF) devant les investisseurs américains à Houston.
« Choqués » par ces propos voilant le malheur et la misère des Congolais, en général, et particulièrement ceux de l’Est de la RDC, le député national Jackson Ausse a interpellé l’Assemblée nationale.

Cet élu d’Irumu en Ituri rappelle que les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu sont, depuis bientôt une année, en état de siège suite à l’insécurité aiguë que traversent la zone, et considère Jules Alingete comme un « compatriote vivant en dehors de la RDC » et cherchant à plaire aux investisseurs qui « malheureusement sont bien informés de la RDC ».
Conscient que la guerre en RDC ayant environ 1 million de victimes et plus de 5.5 millions de déplacés, cela pendant plus de deux décennies, cet ancien rapporteur de l’Assemblée nationale ne décolère pas.
« Monsieur l’inspecteur général des Finances, chef de service, tout en ignorant l’élargissement de votre compétence des finances publiques à l’ambassadeur et ou le porte-parole du gouvernement de la RDC sur les questions sécuritaires auprès des investisseurs étrangers et au vu de remous national créé par vos affirmations, nous vous adressons la présente interpellation pour que la population, à travers l’Assemblée nationale soit fixée sur votre vérité unique qui échappe au commun de mortel », écrit-il dans ce document adressé en copie au président de l’Assemblée nationale.
Notons que les affirmations de l’inspecteur de l’IGF ont suscité des réactions tant dans la classe sociale que politique à l’Est de la RDC. Les bureaux des coordinations de la Convention pour le respect des droits de l’homme Mambasa et Irumu ont donné un ultimatum de 48 heures à Jules Alingete pour retirer ses propos, en défaut d’entreprendre d’autres actions.
Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET