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RDC : « Rien Sans Les Femmes » en plaidoyer auprès du président de la CENI pour une représentation égalitaire

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Sans désemparer, le mouvement « Rien sans les Femmes » (RLSF) poursuit avec ses plaidoyers auprès des instances de la République.

Ce mardi 26 avril 2022, une forte délégation des points focaux des différentes provinces de RSLF, conduite par sa porte parole nationale, Fifi Baka, a rencontré le président de la commission électorale nationale indépendante (CENI), Denis Kadima, dans le cadre du plaidoyer en faveur d’une plus grande participation des femmes aux prochaines élections de 2023.

Mme Fifi Baka et sa délégation ont fait part au Président de CENI du projet qu’elles sont entrain de mettre en œuvre, dénommée « TUFAULU PAMOJA » (Réussir ensemble) avec l’appui de CAFOD et sur financement de l’Ambassade de Suède, lequel projet vise à accroître la participation des femmes dans les instances de prise de décision à tous les niveaux.

Elles ont exprimé leurs attentes par rapport à l’intégration des femmes.

Faisant d’une pierre deux coups, la porte-parole nationale de RSLF a remis au président de la CENI, un argumentaire finalisé dernièrement et qui a été produit après la lecture genre de la loi électorale.

Cet argumentaire a été présenté au président de la CENI pour qu’il s’implique et le porte à tous les niveaux afin d’intégrer les préoccupations de RSLF en rapport avec la réforme de la loi électorale.

L’échantillon des points focaux de RSLF a abordé plusieurs questions, notamment celle de la participation des femmes entant qu’électrices, la situation sécuritaire, les difficultés auxquelles les femmes sont confrontées au niveau des provinces, bref, tant des questions que RSLF espère qu’ils trouveront des solutions si la CENI peaufine des stratégies idoines afin d’améliorer l’organisation des prochains scrutins électoraux.

Considéré par RSLF comme « Champion du genre en matière électorale », le responsable de cet organe électoral a rassuré ses hôtes de son implication pour que l’aspect genre soit pris en compte dans tout ce qui sera fait à la CENI. Et ce, dans le choix du personnel ou encore dans les prochaines opérations qui seront réalisées.

Denis Kadima s’est engagé de manière à ce que le processus électoral tienne compte de la représentativité des femmes à tous les niveaux.

Rappelons que « Rien Sans les Femmes » mène les plaidoyers auprès des différentes institutions en faveur des femmes pour une plus grande participation aux différents scrutins électoraux en 2023.

Elda Along/Congoprofond.net

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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