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Assemblée nationale : Mboso prêt à invalider 112 députés !

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Le service de l’Assemblée nationale a fini, jeudi soir, l’inventaire et la compilation des listes de présence aux séances plénières.

Au total, ce sont 112 députés nationaux concernés par la sanction. Dans la nasse, notamment les honorables députés Nyango Papy et Iracan, auteurs de deux pétitions récentes initiées contre le président de l’Assemblée nationale, Mboso Nkodiapwanga Christophe.

Le bureau de l’Assemblée nationale promet de faire appliquer le point 6 de l’article 95 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui prône l’invalidation de tout député national qui ne prend pas part à une bonne partie de la session parlementaire.

Ces 112 députés nationaux deviendront du coup fragiles : privés de leur immunité parlementaire, ils seront remis à la disposition de la justice pour avoir perçu indûment des sommes d’argent du trésor public, sans avoir fait le travail attendu par le peuple congolais. Certains seront ainsi passibles de poursuites judiciaires pour des infractions commises lors de l’exercice de leur fonction antérieure comme ministre ou comme mandataire.

Emile Yimbu/CONGOPROFOND.NET

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Nord-Kivu : Crispin Mbindule accuse le gouverneur militaire de vouloir museler les partisans du changement de la Constitution

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Le député national Crispin Mbindule hausse le ton contre le gouverneur militaire du Nord-Kivu. Au centre de la polémique, une supposée correspondance adressée aux services de renseignements afin d’ouvrir des investigations contre l’élu de Butembo, accusé de troubler l’ordre public à la suite de ses prises de position en faveur d’un changement de la Constitution.

Face à la presse, le président du groupe parlementaire « Le Peuple d’Abord » dénonce ce qu’il considère comme une tentative d’intimidation politique destinée à faire taire les voix favorables à la révision constitutionnelle dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Selon lui, son récent séjour à Butembo avait pour objectif principal de sensibiliser la population aux enjeux liés au débat constitutionnel. À cette occasion, plusieurs émissions synchronisées auraient été organisées avec des radios locales afin d’expliquer sa vision du changement de la loi fondamentale.

« Je suis allé à Butembo avec un message du changement de la Constitution. La population a accueilli favorablement ce message. Il y a eu un petit groupe manipulé qui s’est opposé à cette démarche, et c’est cela que le gouverneur appelle des troubles ou de la désobéissance civile », a déclaré Crispin Mbindule.

L’élu estime que le débat sur la Constitution doit rester démocratique et ouvert à toutes les sensibilités politiques. Il invite ainsi le gouverneur militaire à privilégier un débat public contradictoire plutôt que le recours aux services de renseignements.

« Nous sommes dans un pays démocratique où chacun a le droit de défendre ses idées. Lui est contre la révision de la Constitution, c’est son droit. Moi aussi, j’ai le droit de soutenir cette réforme », a-t-il insisté.

Très remonté, le député affirme qu’il ne cédera ni aux pressions ni à ce qu’il qualifie de « montages politiques » visant à discréditer les partisans du changement constitutionnel dans l’Est du pays.

Malgré cette controverse, Crispin Mbindule soutient que la population de l’Est demeure attachée à la vision du président Félix Tshisekedi, notamment dans la lutte contre l’insécurité persistante dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.

Pour l’heure, aucune réaction officielle du gouvernorat militaire du Nord-Kivu n’a encore été rendue publique au sujet des accusations formulées par le député national.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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