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Mbandaka : Une centaine d’arrestations lors des échauffourées entre policiers et étudiants ce lundi matin !
Plus d’une centaine d’étudiants arrêtés, plusieurs coûts de balles entendus, des dégâts matériels enregistrés, etc. Tel est le constat des échauffourées entre les éléments de la police et les étudiants des différentes institutions universitaires, ce lundi 11 avril 2022, au croisement des avenues Révolution et Itela, non loin de la maison communale de Wangata à Mbandaka, dans la province de l’Équateur.
La cause de ce trouble, c’est la hausse des frais académiques désormais fixés à 302 $ soit 604.000 FC. Les étudiants de l’Institut supérieur pédagogique (ISP), de l’institut supérieur de développement rural (ISDR), et de l’institut supérieur des techniques médicales (ISTM) se sont convenus de marcher à travers les différentes grandes artères de la ville en vue de déposer leur mémorandum auprès du gouverneur.
À 8 heures, ces étudiants sont venus demander la main d’association de ceux de l’université de Mbandaka (UNIMBA) concernés aussi par cette augmentations des frais académiques.
À en croire les témoins de l’événement, ces étudiants n’ont pas voulu se mêler avec leurs camarades d’autres établissements. Et du coup, il y a eu des jets des pierres de la part des étudiants venus des institutions universitaires précitées.
Face au trouble à l’ordre public, la police de GMI est intervenue en balançant des grenades lacrymogènes et des coups de balles en l’air. Selon le professeur César Bongambo Wa Ebuta, recteur de l’Université de Mbandaka, où s’était déroulée la drame, les policiers n’ont pas agi selon les normes, car ils ont cassé le portail pour accéder dans l’enceinte de son alma mater et claustrer ses apprenant qui s’étaient d’ailleurs abstenus de suivre les autres étudiants. « Je vais voir le gouverneur sur ce dossier et le major qui a conduit l’équipe doit nous fournir des informations quant à ce », a renchéri César Bongambo.
Signalons que les victimes de ces échauffourées se sont mises à la disposition des autorités de la ville et attendent le dernier mot de la justice.
Eric Liyenge/CONGOPROFOND.NET