Politique
Haut-Katanga: Le MCU Jean-Paul Civuila Ilunga soutient le programme des 145 territoires et sollicite des garde-fous solides
Comme annoncé, le président national du Mouvement des Congolais Unis ( MCU) a tenu, le samedi 26 mars 2022 au complexe omnisports Kiwele, un grand meeting dit de « Vérité » à l’intention des Hauts-Katangaises et Hauts-Katangais.
Jean-Paul CIVUILA ILUNGA a dans son adresse passé au peigne fin les points saillants de l’actualité politique RD Congolaise devant une marrée humaine composée des partis politiques et associations membres de l’Union Sacrée.
Tout en réitérant son soutien et celui de son parti au président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, le patron du MCU salue le programme ambitieux de développement des 145 territoires, œuvre du président de la République qui vise le développement du pays à partir de la base.
Pour lui, c’est une grande première depuis que le Congo existe de voir un président prendre en ligne de compte l’arrière Congo ou le Congo profond. » Le Mouvement des Congolais Unis, à travers notre leadership, soutient sans relâche ce gigantesque programme, surtout sa matérialisation. Pour ce faire, après le séminaire avec les députés provinciaux, nous proposons aussi au Premier ministre une réunion avec les administrateurs des 145 territoires de la République Démocratique du Congo pour assurer la bonne gestion des fonds affectés à ce programme. Nous n’avons pas besoin de vivre encore des détournements ! Trop c’est trop ! », clame Jean-Paul CIVUILA ILUNGA, affectueusement appelé » Mwana bitinda ».
Outre cette problématique, le MCU invite la population du Haut-Katanga à faire un choix judicieux aux élections de 2023 pour un changement total en République Démocratique du Congo.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
Politique
Andy Bemba charge Joseph Kabila : « Une incohérence politique au service d’intérêts cachés »
Dans une sortie médiatique au ton incisif, Andy Bemba, président national du parti « Nouvelle Pensée » (NP), s’est exprimé ce vendredi 1er mai 2026 à la suite du discours de Joseph Kabila, intervenu après les sanctions qui lui ont été infligées par les États-Unis. Cette réaction s’inscrit dans un contexte politique particulièrement délétère, marqué par des tensions persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo. « Ces sanctions américaines renforcent ma détermination à défendre la RDC », a déclaré l’ancien chef de l’État.
Selon Andy Bemba, les propos de Joseph Kabila traduisent une contradiction manifeste, voire une duplicité politique difficilement défendable. « Lorsque le président honoraire parle de dictature tout en semblant s’aligner avec une rébellion impliquée dans les violences à l’Est, cela révèle une incohérence majeure dans son discours », a-t-il affirmé, dénonçant une posture qu’il juge à la fois ambiguë et stratégiquement orientée.
L’ancien président, qui a dirigé le pays durant près de deux décennies, se retrouve aujourd’hui au cœur de vives critiques, notamment en raison de positions jugées paradoxales. Pour Andy Bemba, cette attitude est d’autant plus problématique qu’elle émane d’une figure ayant longtemps incarné l’autorité suprême. « Un patriote, et plus encore un ancien président après 18 ans de pouvoir, ne peut agir de la sorte », a-t-il martelé, soulignant une dissonance entre les discours et les actes.
Au-delà de la critique politique, Andy Bemba va plus loin en prêtant à Joseph Kabila des motivations moins avouables. « Derrière le discours sur la dictature se cache en réalité la défense d’intérêts personnels », a-t-il soutenu, évoquant une instrumentalisation du registre démocratique à des fins stratégiques.
Cette charge, aux accents particulièrement sévères, met en lumière les fractures profondes qui traversent la scène politique congolaise. Elle interroge également la crédibilité des prises de position des anciens dirigeants, surtout lorsqu’elles s’inscrivent dans des dynamiques perçues comme contraires à l’intérêt national.
Dans un climat politique où les discours rivalisent avec les non-dits, la frontière entre conviction et calcul semble plus que jamais ténue, laissant planer le doute sur la sincérité des engagements affichés.
Blaise Abita Etambe / CongoProfond.net
