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La RDC toujours dans le noir : Le député Paulin Odiane adresse une question orale avec débat au ministre des Ressources hydrauliques
Le député national Paulin Odiane Doune, élu de la ville d’Isiro, a déposé, vendredi 25 mars au bureau de l’Assemblée nationale, une question orale avec débat adressée au ministre d’Etat, ministre des Ressources hydrauliques et Electricité consacrée à la desserte en électricité dans la ville de Kinshasa et grandes agglomérations du pays.
Depuis un certain temps, constate l’élu d’Isiro, « notre capitale et certaines agglomérations de notre pays connaissent un sérieux problème de desserte en électricité. Les coupures sont devenues monnaie courante et, cela, sans explication de la part de la Société nationale en charge ».
Aussi a-t-il levé l’option d’inviter ce Warrior, en vertu des dispositions pertinentes des articles 138 de la Constitution et 168 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, à fournir des explications sur cette question d’intérêt national en vue d’éclairer, une bonne fois pour toute, la communauté nationale.
Au terme de cette initiative de contrôle parlementaire, le député Paulin Odiane attend du ministre d’Etat en charge des Ressources hydrauliques d’éclairer le peuple congolais sur la politique du gouvernement dans son secteur d’activités, en mettant un accent sur les coupures intempestives dans les grandes agglomérations du pays ; la vétusté des câbles des lignes de haute tension qui traversent les différents quartiers de la ville de Kinshasa , à l’instar de ceux qui ont entraîné mort d’hommes à Matadi-Kibala ; absence et vétusté des transformateurs du courant électrique dans la plupart des quartiers de Kinshasa ; construction du barrage pour alimenter la ville d’Isiro dans la province du Haut-Uélé.
Après avoir déposé sa question orale, l’élu d’Isiro s’est exprimé en ces termes : « Nous avons initié un moyen de contrôle, c’est-à-dire une question orale avec débat en charge de monsieur le ministre d’Etat, ministre des Ressources hydrauliques et Electricité, tout simplement parce que nous avons constaté avec amertume que ces derniers temps, dans la ville de Kinshasa et grandes agglomérations du pays, il y a un problème sérieux de coupures intempestives du courant nous avons aussi constaté avec regret la vétusté des câbles de lignes de haute tension qui traversent les différents quartiers de la ville de Kinshasa, à l’instar de ce qui s’est passé à Matadi-Kibala ayant entraîné mort d’hommes. Il y a aussi l’absence et la vétusté des transformateurs du courant électrique dans la plupart des quartiers de la ville de Kinshasa ainsi que les agglomérations de l’arrière-pays. Nous avons voulu demander au ministre, à quand il pense construire un barrage pour alimenter la ville d’Isiro. Comme vous le savez, le courant est très important pour le développement d’un pays et pour le social. Sans l’électricité, il n’y a pas moyen de conserver les vivres frais, tous les fruits, il est même difficile pour les élèves et étudiants de revoir leurs cours, mener les recherches. Sur le plan économique, les investisseurs ne peuvent pas venir s’il n’y a pas de courant. Il existe beaucoup d’agglomérations très viables dans le pays qui ne peuvent pas se développer parce qu’elles manquent d’énergie, les gens vont se déplacer vers les milieux où ils peuvent trouver du courant. S’il y a du courant un peu partout dans le pays, les investisseurs vont préférer aller dans l’arrière-pays parce que Kinshasa est suffisamment saturé. Pour nous, il est important que le ministre présente sa vision sur son secteur ».
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné
Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.
Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence
La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.
Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.
Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.
Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP
Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.
Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.
Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.
Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation
Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.
Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.
L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.
Les grands chantiers de la nouvelle équipe
Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.
Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.
Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.
La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.
Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé
L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.
Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.
L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.
Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.
Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.
Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC
L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.
Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.
A.B.
