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Incendie de Debonhomme : Le propriétaire du dépôt pirate des carburants est un cadre du ministère des Hydrocarbures !
Tard dans la nuit du même mercredi 16 mars 2022, le ministre des Hydrocarbures, Didier Budimbu, a fait une descente sur le lieu où un incendie de dépôt du carburant s’est déclaré à Matete/Debonhomme.
Plus que consterné par les dommages causés par ce feu dévorant, le ministre des Hydrocarbures, Didier Budimbu, a montré sa désapprobation de savoir que la propriétaire de ce dépôt hors normes serait un cadre de son ministère.

Accompagné de la brigade des hydrocarbures, il en a fait le constat amère tout rassurant la population que la brigade se déploiera ce jeudi déjà pour identifier et procéder à la fermeture de tous les dépôts pirates.
Parti d’un dépôt d’essence juste derrière le siège du Palu (Parti lumumbiste) sur le Boulevard Lumumba, le feu s’était propagé avec fureur atteignant les alentours de la station Engen.

Avec à la clé des dégâts considérables : des véhicules calcinés, les habitations environnantes n’ont pas été épargnées ainsi que les occupants.
Les victimes dont beaucoup atteintes des brûlures au second degré ont été acheminées aux hôpitaux pour une prise en charge rapide. Didier Budimbu s’y est rendu pour s’enquérir de leur état.
Puisque l’assainissement du secteur des hydrocarbures est une priorité pour son mandat, le membre du gouvernement promet de sévir afin d’éviter pareille situation.

En compagnie du bourgmestre de la commune de Matete et du député national Raphaël Kibuka, ces deux personnalités souhaitent accompagner le ministre Didier Budimbu dans sa croisade contre les stations-service et dépôts pétroliers qui ne remplissent pas les critères.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
