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Médias : Eric Ambago et Julie Melya Malundama ont présenté leurs trophées au président du Sénat 

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Le président du sénat, Modeste BAHATI LUKWEBO, a accordé une audience, ce mercredi 16 mars 2922, à une délégation des journalistes membres du Réseau Panafricain des journalistes( RPJ)/ section RDC, en son cabinet de travail.

Conduits par Monulphe BOSSO, ces chevaliers de la plume et du micro, sont venus présenter à Modeste BAHATI les prix raflés par les journalistes RDCongolais lors de la cérémonie de remise des trophées aux meilleurs présentateurs des journaux télévisés et parlés d’Afrique francophone qui se sont distingués dans leur travail. L’événement haut en couleur, convient-il de rappeler, avait eu lieu le 25 février dernier à Brazzaville et était parrainé par Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo.

Pour cette édition 2022, deux journalistes de la RDC étaient sur le podium. Il s’agit de ERIC AMBAGO de TOP CONGO FM, élu meilleur présentateur radio, et Julie MELYA MALUNDAMA du Groupe Univers, élue meilleure présentatrice TV.

Ces professionnels de médias ont choisi l’honorable Modeste BAHATI pour lui présenter ces trophées. Ils justifient ce choix par le fait qu’il dirige une institution qui est l’émanation de toutes les provinces du pays dont Kinshasa.

Modeste BAHATI a, pour sa part et au nom de toutes les 26 provinces de la RDC, salué le professionnalisme de ces compatriotes qui ont fait hisser le drapeau de la RDC à Brazzaville devant une quinzaine d’autres pays lors de cet événement.

Le RPJ a saisi cette occasion pour solliciter le parrainage du président du Sénat à l’organisation de la prochaine édition prévue en 2023, probablement à Kinshasa.

Modeste Bahati a promis d’en faire part à la haute hiérarchie du pays, avant de donner sa position sur la demande exprimée par la RPJ.

Créé à Brazzaville en 2010, le RPJ se fixe comme objectif de promouvoir une presse citoyenne, libérée de toute influence extérieure, sur le continent noir.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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