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Tshikapa : Fabrice Puela constate une surpopulation à la prison centrale

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Le ministre des Droits humains, Albert-Fabrice Puela a visité la prison centrale de Tshikapa dans la province du Kasaï, au centre de la République Démocratique du Congo, ce dimanche 13 mars 2022.

Fort a été de constater que la maison carcérale est vétuste, surpeuplée et confrontée aux innombrables difficultés.

Le ministre a eu un plaidoyer qui chagrine de la part des autorités carcérales. D’abord le Procureur général de Tshikapa a expliqué au ministre que cette visite de la prison centrale de Tshikapa lui donnera une idée sur le reste des prisons de la province du Kasaï puisqu’à ce jour, c’est la seule que l’on peut considérer comme reflétant quelques éléments de décence par rapport aux autres prisons.

A la demande du ministre Puela, des détails sur la prison ont été livrés. Surpeuplement, militaires, femmes et mineurs incarcérés, de centaines de prévenus…

Dans le fait donc, la situation carcérale de la prison centrale de Tshikapa renseigne qu’elle détient globalement 383 pensionnaires en raison de 228 prévenus civils, 33 prévenus policiers et militaires, 5 prévenus mineurs, 80 condamnés civils et 37 condamnés militaires.

La province du Kasaï comptait jadis trois prisons, dont celle d’Ilebo qui a connue le passage de Patrice-Emery Lumumba et celle de Luebo où est passé feu prophète Simon Kimbangu. L’actuelle prison centrale de Tshikapa était à l’époque un centre de triage de diamants.

Avant les années 80, l’ancien bâtiment qui abritait la prison de Tshikapa était dans la commune de Bumba mais a été malheureusement englouti par un ravin. Ainsi, les autorités de l’époque ont souhaité faire de l’actuel bâtiment une maison carcérale. Et celle-ci a fonctionné de 1979 à ce jour. Elle avait auparavant comme statut « la prison du territoire de Tshikapa », devenant ensuite « la prison urbaine de Tshikapa » pour obtenir aujourd’hui le statut de « la prison centrale de Tshikapa ».

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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