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Ifasic en deuil: le Professeur Hugues Henri Kokolo n’est plus
La nouvelle est tombée ce matin du 8 mars 2022, le Professeur associé Hugues Henri Kokolo a rendu l’âme.
Hospitalisé depuis plusieurs mois à l’hopital Général de Référence de Kinshasa( Ex-mama Yemo), le Professeur Hugues Henri Kokolo a choisi cette journée dédiée à la femme pour retourner au créateur.
Enseignant à l’Institut Facultaire des Sciences de l’information et de la Communication( Ifasic), à l’Université Technologique Bel Campus et à l’Université Salutiste William Booth, le Professeur Hugues Henri Kokolo surnommé « le Coq » fut aussi ancien DGA de l’OGEFREM et de l’Office des routes.
Appelés affectueusement « Tonton Henri » pour sa gentillesse légendaire et sa courtoisie, Hugues Henri Kokolo n’a eu la chance que d’avoir des filles. Sa maison est d’ailleurs surnommée « lycée Kokolo. »
Chrétien catholique assidu, Professeur Hugues Henri Kokolo a beaucoup oeuvré dans la commission des papas à la paroisse Saint Noé Mawagali où il a surtout travaillé pour le développement de sa commune d’adoption Mont Ngafula alors qu’il est natif de Kintambo.
Pour paraphraser Didi Mitovelli,
« Au tout premier chant du coq,
Les génies du mal regagnent sur le champ leurs bicoques…
Dans peu de temps va se lever le soleil,
Avec son lot quotidien de maux et merveilles…
Certains dans l’allégresse,
D’autres hélas… dans la détresse !
De quel côté
Es-tu donc Mbolé? »
Extrait de « De la terre à la terre » inspiré de « Mabele » de Simaro Lutumba.
Au nom de CONGOPROFOND.NET, nous présentons nos condoléances à la famille de l’illustre disparu.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
