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Revisitation des statuts de la FECOFA : les propositions de Guy Mafuta

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L’initiative de la FIFA – CAF sur la révisitation des statuts de la Fédération congolaise de football association (Fecofa), 19 ans après le vote des textes qui régissent le football congolais, a poussé le président de l’AC Dibumba, le député Guy Mafuta, de faire quatre propositions. Dans son initiative, Guy Mafuta estime qu’il faille donner plus de voix aux clubs. « Cette initiative sera vaine et sans fondement si les écueils et faiblesses, sources de plusieurs conflits et baisse de performance, ayant émaillés les 19 ans d’existence d’actuels statuts ne sont pas pris en compte. Du haut de mes dix années en tant que gestionnaire d’un club prenant part au championnat national de football, et de ce fait, au fait de la vraie réalité de la gestion du football dans son entité essentielle, j’estime qu’il faille donner plus de voix aux clubs, producteurs de spectacle, pour que la gestion et la régulation de ce secteur rencontre les vraies problèmes qui le minent », a-t-il déclaré.

Guy Mafuta a articulé sa contribution autour de quatre thématiques : les membres, les organes, les conditions d’éligibilité et les dispositions usuelles

Voici in extenso les 4 propositions de Guy Mafuta

Les membres :

Analyse faite des statuts du 12 octobre 2007 de Mbandaka, je déduis que la notion du « membre », sa qualité, ses droits n’est pas bien explicitée. Elle est confuse et conflictogène.

A titre illustratif : Dans l’article 9 point 1, il est fait mention, par une affirmation (…les membres de la Fecofa sont :…) de la liste des membres de droit qui composent la Fédération. Au point 2, on ouvre une brèche à ces membres de dits droit d’être admis, alors qu’ils le sont déjà.
Les article 10 et 11 relatifs aux conditions de fond et de forme : c’est un article inutile et superfétatoire qu’il faut supprimer. Les entités sub-délégataires, exceptés les associations sportives et regroupements d’intérêts de football (qui sont des asbl), sont juridiquement incapables, ce sont des structures établies par la Fédération pour une mission bien précise et qui d’ores et déjà sont astreintes à l’observation des toutes les règles auxquelles la Fecofa a suscrit.
L’article 13 est en contradiction avec l’article 9 qui reconnait la qualité de membre au Comité exécutif, car exigeant la forme Asbl, et le comité n’étant pas repris comme exception.

Proposition 1 :

Il faut simplifier le texte, se limiter à dire qui est membre, comment on le devient et quels sont les droits et les obligations liés à cette qualité et comment on la perd.

Ainsi, je propose que soient membres effectifs de la Fecofa :

Les entités sub-délégataires au niveau national et ligues provinciales ;
Les clubs ayant participé au championnat national deux saisons au moins et qui en font la demande ;
Les associations sportives et regroupements d’intérêts de football régulièrement constitués qui en font la demande ;

Le paiement régulier de la cotisation étant la condition sine quo non du maintien du statut de membre ainsi que le dépôt du rapport annuel.

Ces membres étant des structures et personnes morales, ils sont représentés par leurs responsables statutaires, c’est-à-dire, le président assisté par le secrétaire général, soit deux par entité (ceci va influer sur l’article 33 relatif à la désignation des délégués).

Le Comité exécutif, émanation de l’Assemblée générale, et le Secrétariat général sont des organes de gestion, d’organisation et d’administration qui ne peuvent être alignés comme membres, et ainsi éviter un dualisme sinon une confusion de rôle qui engendre des conflits d’intérêts préjudiciables au développement correct et aux objectifs de la Fédération.

Les organes de la Fecofa :

Ici, j’observe une présentation peu commode ne facilitant pas une lecture aisée des statuts. Ni les formulations des intitulés des articles, ni la succession des points ne sont harmonieux et n’obéissent à une discipline de rédaction.

(On ne peut pas dans les statuts énoncer par exemple : Titre III :Organisation Article 29 :Liste des organes)
(L’article 31 point 1 est d’une formulation trop simpliste et légère : L’AG est une réunion où sont régulièrement convoqués tous les membres de la Fecofa).

Proposition 2 :

A partir du Titre III relatif à l’organisation, je propose qu’on commence par une énumération des organes (éviter le mot « liste »), leurs définitions et décliner leurs attributions.

Ainsi, je suggère comme seuls organes :
L’Assemblée générale
Le Comité exécutif
Le Secrétariat général
Les Commissions permanentes
Les Commissions consultatives

Les conditions d’éligibilité :

Au-delà d’une simple énumération des conditions à remplir pour assumer les responsabilités au sein de la Fédération, l’article 48 dans son point g, (…avoir été membre du Comité exécutif de la Fecofa, du Comité de gestion de la LinafootI…) pose un vrai problème d’exclusion d’une frange importante d’acteurs essentiels non négligeables qui ont participé à la destinée de notre football et peuvent lui faire bénéficier de leurs expertises et expériences.

Le point « G » de l’article 48 consacre une chasse gardée pour une catégorie minime d’acteurs dont la production est mise en mal au regard du développement du secteur. Il faut élargir, non pas une ouverture béante, mais mesurée, équilibrée et sécurisée.

Proposition 3 :

Je propose que le point « G » de l’article 48 soit reformulé comme suit :

« Être porté par un membre effectif de la Fecofa en règle de paiement des cotisations et justifier son affiliation régulière vis-à-vis de ce dernier pendant les trois dernières saisons sportives au sein de son Comité directeur. »

Les dispositions usuelles :

Sous ce point, je passe en revue les articles 36, 37 et 38. Il faut résoudre le problème du lieu de la tenue des réunions de l’Assemblée générale de la Fédération. L’histoire récente nous en dit plus.
Le lieu par excellence doit être le siège de la Fédération, et le changement, l’exception (article 36).
La place de l’ordre du jour n’est pas dans les statuts d’une organisation ; c’est une décision de la gestion qui est proposée à l’Assemblée générale pour adoption et amendements éventuels apportés par les membres dans les délais décidés (Article 37).

Il faut également donner la possibilité aux membres de l’Assemblée générale d’obtenir la convocation d’une Assemblée fénérale extraordinaire (Article 38).

Proposition 4 :

Je propose que le lieu de la tenue de la prochaine réunion de l’Assemblée générale soit fixé par la plénière de la dernière réunion de l’Assemblée générale ;
Ne retenir que les éléments essentiels devant figurer dans l’invitation à l’Assemblée générale dont le lieu, l’heure, la proposition d’ordre du jour…
La majorité absolue des membres de l’Assemblée générale peuvent également solliciter la tenue d’une Assemblée générale extraordinaire.

Monsieur le Président de la Fecofa,

Je marque ma disponibilité à prendre part aux travaux proprement dits pour mieux éclairer la religion de ma réflexion.

Espérant que la présente contribution participera à l’amélioration de l’existant, je vous demande d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma parfaite collaboration.

Guy Mafuta, président de l’AC Dibumba

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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades

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La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.

Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).

Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet

Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.

Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.

« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.

Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.

Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.

« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.

Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.

Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.

« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.

Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.

Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.

« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.

Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.

« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.

Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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