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Fatshi à la 12me Conférence diplomatique :«Servir et ne jamais trahir l’Afrique…»
» La diplomatie au service du développement de la République Démocratique du Congo et de la paix». C’est le thème choisi pour les travaux de la 12ème Conférence diplomatique que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a ouvert le samedi 26 février 2022, au ministère des Affaires étrangères. Le Premier ministre, avec l’ensemble de son gouvernement, les chefs des corps constitués, les chefs des missions diplomatiques accrédités en RDC, ainsi que les ambassadeurs Congolais en poste à l’étranger ont pris part à la cérémonie d’ouverture de cette 12ème Conférence diplomatique.
Dans son discours, le Chef de l’Etat a rappelé que c’est la première fois, depuis son accession à la magistrature suprême, qu’il s’adressait aux membres de la diplomatie congolaise sur sa vision de la politique extérieure de la République Démocratique du Congo. Saisissant l’occasion, il leur a rappelé que sa vision est axée sur une politique de coopération économique basée sur l’investissement et l’amélioration de l’image de la RDC, qui était restée longtemps écornée. Car, la RDC est appelée à jouer le rôle qui lui revient de par sa situation géographique en Afrique et son potentiel humain. Ce, avant de rappeler cette citation contenue dans son discours d’investiture prononcé le jeudi 24 janvier 2019 :
«Par sa situation géographique et en considération des enjeux géostrategiques de ses ressources naturelles et son capital humain, la République Démocratique du Congo porte une espérance pour l’Afrique et le monde ; le monde entier a les yeux rivés sur la République Démocratique du Congo. Pour notre développement harmonieux, nous allons mener une politique de coopération économique basée sur l’investissement et l’amélioration de l’image de notre pays. Notre pays est un carrefour au cœur de l’Afrique. A ce titre, il fait la jonction entre toutes les zones géographiques du continent».
Par-là, il tenait à souligner le destin fabuleux que Dieu a assigné à la République Démocratique du Congo et le rôle stratégique que le pays est appelé à jouer aussi bien en Afrique que dans le monde au regard des atouts dont il dispose.
La diplomatie constitue, pour Félix Antoine Tshisekedi, l’un des piliers de l’action de redressement national qu’il entend mener durant son mandat à la tête du pays.
Pour ce faire, il attend de tous ceux qui interviennent dans le champ des relations extérieures de la RDC, des diplomates et tous les autres agents publics, de jouer le rôle de cheville ouvrière de l’État partout où ils se trouvent.
Voilà qui justifie les voyages qu’il a dû effectuer à travers le monde dès les lendemains de sa prise de pouvoir.
«C’est sur base de cette vision que je n’ai pas tardé, après la passation de pouvoir avec mon prédécesseur, à prendre mon bâton de pèlerin pour sillonner le monde, d’Est à Ouest et du Nord au Sud. L’objectif poursuivi par cette croisade a été non seulement de rassurer nos partenaires sur le respect des engagements pris et de briser l’isolement diplomatique dont lequel sombrait notre pays ; mais aussi d’ouvrir la voie à une nouvelle ère de coopération internationale et de partenariat économique mutuellement avantageuse avec les investisseurs publics et privés», a-t-il déclaré, en promettant qu’il n’hésitera aucune fois à reprendre son bâton de pèlerin chaque fois que le besoin l’exigera, afin de porter haut la voix de la République Démocratique du Congo et tirer profit des opportunités susceptibles d’optimiser la mise en valeur d’immenses ressources naturelles du pays pour le bien-être de sa population.
Tous condamnés à faire la paix
Parlant des relations avec les pays voisins et dans le monde, le Chef de l’Etat a martelé sur la nécessité de construire la paix en faisant remarquer qu’aucun État ne peut prétendre prospérer aussi longtemps qu’à ses côtés il n’y a pas de paix. C’est ici qu’il a fait allusion à l’adage bien célèbre en Afrique : «on ne peut rester indifférent lorsque la case’du voisin brûle…». Autrement dit, on ne peut être en paix lorsqu’il y a des troubles chez le voisin. Voilà pourquoi, tous sont censés marcher de façon à éviter tout ce qui peut troubler la paix, gage de tout progrès et toute stabilité.
«En tout cas, il est irréaliste et improductif, voire suicidaire pour un pays de notre sous-région, de penser qu’il tirerait toujours des dividendes en entretenant des conflits ou des tensions avec ses voisins «, a-t-il souligné. Avant de d’enchaîner en ces termes : «En ce qui concerne notre pays, je m’emploie, sans naïveté ni faiblesse et avec beaucoup de lucidité, depuis mon arrivée à la tête de cette république, à restaurer la confiance dans les relations avec nos voisins ainsi qu’à développer une coopération multisectorielle bénéfique à nos peuples respectifs par la conclusion des accords bilatéraux et multilatéraux, la réalisation des projets d’intérêt commun et les concertations régulières entre nos gouvernements.
C’est dans cette optique que nous sommes actuellement en négociation pour intégrer la Communauté de l’Afrique de l’Est, dont la majorité des membres sont frontaliers à notre pays et entretiennent d’immenses échanges commerciaux avec nous.
Servir et ne jamais trahir l’Afrique deviennent ainsi une autre option fondamentale de notre politique extérieure à laquelle tous les Congolais doivent tenir.
C’est également dans cette optique qu’il convient notamment de situer les opérations militaires ciblées et concertées que mènent conjointement, depuis le 30 novembre dernier, les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les Forces de défense du peuple ougandais (UPDF) afin de neutraliser les groupes armés et les terroristes qui ravagent le Nord-Est de notre pays et circulent le long des frontières que nous partageons avec la République d’Ouganda, plus précisément en Ituri et au Nord-Kivu».
Dans le même cadre, il a énuméré nombre d’organisations politiques et économiques auxquelles la République Démocratique du Congo a adhéré, ensemble avec ses voisins. Puis, il a rappelé qu’il venait d’être porté à la présidence du Mécanisme régional de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba à l’issue du 10ème sommet que la RDC a abrité le jeudi 24 février dernier.
En définitive, il a démontré que l’avenir des peuples africains repose sur leur capacité de s’unir et de travailler à la transformation d’énormes potentialités de leurs sols et sous-sols, en richesses réelles, profitables à tous les fils et filles du continent.
Les relations avec la Monusco, la marche du monde, particulièrement en cette période marquée par la crise sanitaire due à la pandémie de coronavirus, les perspectives d’avenir…tout a été passé en revue par le Président de la République.
Dom/Le Phare