Société
Congo/Numérique : vers la construction du datacenter national (principal et secondaire)
Les dossiers de soumission à l’appel d’offre international pour la construction du Datacenter national principal et secondaire ont été dépouillé, le 11 février 2022, à Brazzaville par la cellule des marchés du ministère des postes, des télécommunications et de l’économie numérique.
La cérémonie d’ouverture de ces offres a été placée sous l’autorité de Michel Ngakala, coordonnateur national du projet Central African Backbone (CAB), intervenant pour la circonstance en sa qualité de président de la cellule des marchés.
Le dépouillement de ces offres de soumissions s’est fait conformément aux procédures de passation des marchés de la Banque Africaine de Développement (BAD), partenaire financier du Congo dans la réalisation de cette infrastructure. Sur cette base, toutes les sociétés internationales et nationales jouissant d’une expérience et expertise dans la construction des Datacenter pouvaient candidater et participer à la concurrence. Dans cette perspective, huit sociétés ont soumissionné pour le lot 1, relatif à la construction du Datacenter national principal, à Brazzaville, et six sociétés ont candidaté pour le lot 2, sur la construction du Datacenter secondaire, à Oyo. A cet effet, séance tenante et en présence des soumissionnaires, la raison sociale, la garantie de soumission et le montant proposé par les 14 sociétés soumissionnaires ont été lus publiquement.
Il s’agit, par exemple, des sociétés Beijing Uni-Construction Corporation -BUCC, MBTP-Npone Datacenter, Stecol Corporation, Sumec-XJGF, China-Railway et Sterling et Wilson. Les sociétés adjiducataires procéderont à la construction et à l’opérationnalisation du Datacenter national principal à Brazzaville et secondaire, comme 2ème lot du projet, à Oyo.
Aussi, le président de la commission des marchés s’est-il fait le devoir de donner les informations essentielles aux sociétés soumissionnaires sur la suite de la procédure. « Les offres seront transmises à la commission d’évaluation. Les soumissionnaires seront, ainsi, informés des résultats de l’intention d’attribution provisoire dans les meilleurs délais. » Pouvait leur faire savoir Michel Ngakala.
Il faut rétenir le Datacenter national ou centre des données est un instrument de souveraineté nationale. Il constitue un élément indispensable de la stratégie nationale de développement de l’économie, ainsi que de la transformation digitale du pays. Une fois construit, ce Datacenter national offrira au Congo la possibilité d’héberger et de sécuriser sur place les données des utilisateurs des communications électroniques, jusqu’à ce jour domiciliées à l’étranger.
En rappel, le lancement de cet appel d’offre international pour les travaux de construction du Datacenter national à Brazzaville et à Oyo a eu lieu le 22 novembre 2022, à Brazzaville, par le ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo. A l’évidence, ce Datacenter national va assurer l’indépendance du pays à travers les nouvelles technologies de la communication.
Le jour du lancement de cet appel d’offre international, le ministre Léon Juste Ibombo définissait le Datacenter national ou centre des données comme un site physique regroupant les installations informatiques, entre autres les serveurs, les routeurs, les commutateurs et les disques durs chargés de stocker et de distribuer les données à travers un réseau interne ou via un accès Internet. Il est question d’une infrastructure de souveraineté et de sécurité numérique qui va assurer la souveraineté du pays en matière de gestion des données en perpétuelle augmentation et des applications critiques.
Achille Tchikabaka/CONGOPROFOND.NET
Société
Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs
En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.
Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.
L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.
Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.
Blaise ABITA
