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Scandale à Kingabwa : Une décharge publique à ciel ouvert installée sur l’avenue de l’Est, tous les voisins candidats à la mort !
Début janvier 2018, les habitants de l’avenue de l’Est, dans la commune de Limete/Quartier Kingabwa, sont surpris de voir des dizaines de camions de l’hôtel de ville venir leur décharger des tas d’immondices. Tentant de s’y opposer, ils ont été étouffés par les forces de la police qui encadraient lesdits véhicules.
Décidés de défendre leur cause, les habitants de ce quartier ont entamé des démarches au niveau de la commune où le bourgmestre de Limete leur a accordé une oreille attentive. Ce dernier décide ainsi de fermer ce site.
Contre toute attente, les agents de la Régie d’assainissement et des travaux publics de Kinshasa (RATPK), bénéficiant d’un soutien de taille dans l’ombre, ont superbement ignoré cette décision.
Se refusant de baisser les bras, les habitants de l’avenue de l’Est se sont décidés de saisir le DG de la RATPK. » Nous avions déjà eu un contact avec lui par ses collaborateurs cités dans la pétition signée le 27 janvier 2018. Malgré la pétition et le fait qu’elle a été déposée dans toutes les institutions dont la Présidence de République, à ce jour des tas de camions continuent à nous déverser des immondices, rendant le coin invivable par des odeurs nauséabondes. Des mouches, moustiques et autres insectes, voire des rats nous causent toutes formes de maladies ici ! », a fait savoir une maman résidante du quartier.
Comment la RATPK opère ?
C’est un véritable business qui s’opère sur ce site de la mort, impliquant la RATPK, la police et un certain Franck le Blanc…
En effet, le site est utilisé par la RATPK, mais d’autres camion de décharge peuvent y passer moyennant une sorte d’impôt sous l’oeil complice d’un major de la police soupçonné d’être de mèche dans cette affaire.
Ainsi, rapportent les témoins, un nommé Franck le Blanc et sa femme perçoivent cet « impôt de la mort » qui sera partagé avec ses principaux soutiens. » Chaque fois que nous, population, essayons d’exprimer notre mécontentement, c’est le major et son équipe qui se lève pour nous terroriser ! », a ajouté un voisin.
Interrogé, un des doyens du quartier dit avoir tout tenté pour stopper cette « catastrophe », sans succès. Mais il attire tout de même l’attention du Président de la République, du gouvernement et de toute personne de bonne foi de les aider maintenant et de ne pas attendre un drame comme celui de Matadi Kibala pour intervenir. » Il est temps de nous éviter les épidémies et toutes sortes de maladies. Parfois ce sont des déchets de Maman-Yemo qui y sont déversés. Une fois d’ailleurs, c’est un bébé mort en pleine décomposition qui y était retrouvé jeté parmi les camions d’immondices de la RATPK… », a-t-il témoigné.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET